Nord : 20.000 signatures pour l'interdiction des combats de coqs

PROTECTION DES ANIMAUX Une pétition a recueilli 20.000 signatures pour l’interdiction des combats de coq et la fermeture des gallodromes où ont lieu ces derniers, dans les départements où ils sont encore autorisés, comme le Nord.

Imane Al Adlouni
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Un combat de coqs. (Illustration)
Un combat de coqs. (Illustration) — CHINE NOUVELLE/SIPA

Contre les combats de coq dans le Nord, 20.000 signatures. Ces 20.000 personnes ont signé une pétition adressée au Président de la République, aux ministres de la Transition écologique Christophe Béchu et de l'Agriculture Marc Fesneau ainsi qu'au député LFI Aymeric Caron et aux préfectures concernées. Elle condamne une « pratique cruelle » où « les animaux sont élevés dans des cages, ils ne voient jamais le jour à part quand ils sont lâchés sur un ring pour combattre, il y a une souffrance terrible pour les animaux ».

Bien que les combats de coqs soient interdits en France, ils demeurent autorisés dans les régions où la tradition est ancrée (l'ex-région Nord-Pas-de-Calais, la Réunion et les Antilles). Pour Gabrielle Paillot, l'instigatrice de cette pétition, la tradition « c'est une chose, mais la cruauté c'en est une autre, nous ne sommes plus au Moyen-Age, ce sont des pratiques barbares qui n'ont plus lieu d'exister à l'heure actuelle », a-t-elle continué en demandant la fin de cette pratique « au nom du bien-être animal ».

Voués à s'éteindre

La préfecture du Nord a de son côté rappelé que ces combats « sont organisés dans des conditions encadrées », et se tiennent « uniquement dans des gallodromes, déjà pré-existants (interdiction d'en ouvrir de nouveau, article L521-1 du code pénal) tenus par la même personne, ce qui fait que cette activité est vouée à s'éteindre naturellement ».

Elle a également ajouté que s'agissant d'un rassemblement d'animaux, « ils doivent être déclarés à la Direction départementale de la protection des population (DDPP) qui délivre une autorisation formelle », en précisant que la DDPP dénombrait une douzaine de gallodromes dans le Nord.