YouTube se met en guerre contre les « fake news » sur l’avortement

IVG La plateforme lutte déjà contre la désinformation sur d’autres sujets médicaux comme le Covid-19 et les vaccins

20 Minutes avec agences
YouTube prend régulièrement des mesures pour limiter la désinformation dans ses vidéos. (illustration)
YouTube prend régulièrement des mesures pour limiter la désinformation dans ses vidéos. (illustration) — SOPA Images/SIPA

YouTube a annoncé ce jeudi une série de mesures pour bannir les fake news liées aux avortements, un mois après la révocation de ce droit par la Cour suprême aux Etats-Unis. « Nous allons retirer les contenus qui donnent des instructions sur des méthodes d’avortement dangereuses ou promeuvent de fausses affirmations sur les dangers liées » aux avortements, a indiqué une porte-parole.

La plateforme va ainsi ajouter les contenus sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) à son règlement sur la désinformation médicale, qui interdit déjà les contenus faux ou trompeurs sur le Covid-19 ou les vaccins. « Les affirmations selon lesquelles les avortements sont très risqués ou causent souvent des infertilités ou des cancers » seront bannis.


Protéger les femmes et leurs droits

Depuis que la Cour suprême a dynamité le droit à l’avortement, assuré aux Etats-Unis depuis 1973, plusieurs Etats conservateurs l'ont déjà restreint ou interdit. Google, Meta (Facebook, Instagram) et d’autres ont depuis été interpellés sur ce sujet par des élus et associations, qui les ont appelés à protéger les droits des femmes en s’assurant de la visibilité des messages et offres d’aide et en ne conservant pas les données personnelles qui pourraient les compromettre.

Les plateformes craignent en effet que les informations personnelles de femmes ayant avorté ou des personnes les ayant aidées ne soient retenues par des procureurs pour des poursuites. Début juillet, Google a ainsi annoncé que les données de localisation des utilisateurs seraient automatiquement supprimées en cas de visite d’une clinique spécialisée dans les avortements.

Jen Fitzpatrick, vice-présidente de Google, a assuré que ses équipes avaient l’habitude de « repousser » les requêtes des autorités « quand elles sont trop extensives ». De son côté, YouTube a précisé qu’un panneau d’informations serait ajouté sur les IVG, pour « fournir aux personnes du contexte de la part des autorités de santé locales et internationales ».