Incendie en Bretagne : L'un des feux qui ravage les Monts d’Arrée serait d'origine criminelle

INCENDIE Depuis lundi, plus de 1.700 hectares de landes ont été détruits par les flammes. La procureure de Quimper a ouvert une enquête pour destruction volontaire par incendie

Camille Allain
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Dans les Monts d'Arrée, plus de 1.700 hectares ont été ravagés par un incendie. Un feu qui serait d'origine criminelle à en croire le parquet de Quimper qui a ouvert une enquête.
Dans les Monts d'Arrée, plus de 1.700 hectares ont été ravagés par un incendie. Un feu qui serait d'origine criminelle à en croire le parquet de Quimper qui a ouvert une enquête. — Loïc Venance / AFP
  • L’un des deux incendies qui s’est déclaré dans les Monts d’Arrée (Finistère) serait d’origine criminelle selon la procureure de Quimper.
  • Plus de 1.700 hectares de landes ont été ravagés par les flammes depuis lundi après-midi.
  • Les témoins sont amenés à se faire connaître auprès de la brigade de gendarmerie de Châteaulin en charge de l’enquête.

La piste criminelle est avancée. Et même privilégiée. Un peu plus de quarante-huit heures après le début d’un dramatique incendie qui a ravagé plus de 1.700 hectares de landes dans les Monts d’Arrée (Finistère), le parquet a fait avancer son enquête. Alors que l’origine du plus grand feu que la Bretagne moderne ait connue était encore inconnue, la procureure de la République de Quimper a annoncé que la piste criminelle était privilégiée. Les deux incendies déclenchés lundi « ont de manière certaine une origine humaine » et « le caractère criminel de l’incendie touchant le site de Brennilis » est « manifeste en raison du constat de deux départs de feu distants de 30 mètres ». D’après la procureure de Quimper Carine Halley, ce second feu a été signalé à 23h20 en forêt au lieu-dit Ploenez sur la commune de Brennilis.

Son parquet a ouvert deux enquêtes dont l’une pour « destruction volontaire par incendie » car « l’origine volontaire des faits touchant le site de Brasparts n’est pas certaine ». L’autre pour « crime de destruction volontaire par incendie de bois, forêt, landes, maquis ou plantation pouvant créer un dommage irréversible à l’environnement ». « Toute personne ayant été témoin de faits susceptibles d’être en lien avec ces deux incendies est invitée à contacter la brigade des recherches de la gendarmerie de Châteaulin », qui a été saisie de l’enquête. Aucun lien n’est à ce jour établi entre les deux sinistres.

Un autre incendie d’ampleur évité de peu

D’après la préfecture du Finistère, la progression du feu a largement ralenti ce mercredi et le sinistre était « en cours de maîtrise ». Plus de 250 pompiers et 60 engins de lutte contre l’incendie ont été mobilisés en permanence sur ce site préservé du massif armoricain où plus de 39 degrés ont été enregistrés lundi.

En Ille-et-Vilaine, un homme de 67 ans s’est présenté aux gendarmes expliquant être à l’origine de l’incendie qui a frôlé la station biologique de Paimpont. Ce dernier brûlait des végétaux dans sa propriété quand le feu s’est propagé, soufflé par le vent chaud et les températures caniculaires de lundi. Cinq à sept hectares de végétation ont brûlé aux portes de la célèbre forêt de Brocéliande avant que les pompiers venus en nombre ne parviennent à le maîtriser.