Pays basque : Pour leur grand retour, les fêtes de Bayonne se dotent d’un dispositif contre la psychose des piqûres

SECURITE Après deux années blanches pour cause de Covid-19, les fêtes de Bayonne reviennent du 27 au 31 juillet, avec un dispositif de sécurité renforcé notamment contre les piqûres sauvages, réelles ou fantasmées

20 Minutes avec AFP
L'ouverture des fêtes de Bayonne en 2018.
L'ouverture des fêtes de Bayonne en 2018. — Isa Hersin - Sipa
  • Les fêtes de Bayonne attendent un million de festayres du 27 au 31 juillet.
  • 1.500 forces de l’ordre ou secouristes en assureront la sécurité.
  • Un dispositif sera déployé en cas de soupçon de piqûre sauvage.

Les festayres vont pouvoir ressortir leur foulard rouge et leur haut blanc du placard. Après deux ans d’absence pour cause de Covid-19, les fêtes de Bayonne feront leur grand retour du 27 au 31 juillet. Mais cet événement, l’un des plus grands rassemblements populaires d’Europe avec un million de fêtards attendus, revient « dans un contexte anxiogène », a relevé Jean-René Etchegaray, le maire de la ville basque, à l’heure de détailler le dispositif de sécurité qui fera intervenir plus de 1.500 personnes.

Il comprend notamment l’anticipation de la prise en charge d’éventuelles victimes de « piqûre sauvages », dont les « symptômes sérieux » seront vérifiés dans le périmètre de la fête par le personnel soignant déployé sur un poste médical avancé, a précisé le procureur de la République de Bayonne, Jérôme Bourrier.

« Peur irraisonnée »

« Il y a une véritable psychose qui conduit les uns et les autres à raconter n’importe quoi sur les réseaux sociaux. Cette peur est irraisonnée et n’est, ici, pas corroborée par des éléments factuels concrets », a-t-il ajouté, évoquant une vague inexpliquée de piqûres qui touche depuis début avril des jeunes dans des boîtes de nuit. Dans le ressort du tribunal judiciaire de Bayonne, une trentaine de plaintes sont actuellement instruites, « mais nous n’avons aucune intoxication avérée et surtout aucun phénomène de viol lié », a encore insisté le magistrat.

En tout, 1.200 personnes, incluant police nationale et municipale, gendarmerie, trois compagnies de CRS et 600 agents de sécurité privés, seront réquisitionnées. Environ 300 secouristes et sapeurs-pompiers compléteront les équipes. « Le dispositif est à peu près similaire à celui de 2019 », date de la dernière édition, selon le sous-préfet de Bayonne, Philippe Le Moing-Surzur.