Grève dans les aéroports parisiens : Les salariés votent la fin de la mobilisation, juste avant les grands départs

MOBILISATION Après plus d'une semaine de grève dans les aéroports sur fonds de débats sur les salaires et des centaines de vols annulés, direction et syndicats ont trouvé un accord vendredi

20 Minutes avec AFP
L'aéroport Paris-Charles de Gaulle a fonctionné au ralenti plusieurs jours, en raison d'un mouvement de grève
L'aéroport Paris-Charles de Gaulle a fonctionné au ralenti plusieurs jours, en raison d'un mouvement de grève — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

C’est la fin du conflit dans les aéroports parisiens. Les salariés du groupe Aéroports de Paris (AFP) ont voté la fin de la grève vendredi, après que direction et syndicats ont affiché leur optimisme. Une bonne nouvelle pour les voyageurs, qui tombe à pic avant les grands départs.

La perspective d’annulations de vols touchant des milliers de passagers s’était déjà éloignée ce jeudi avec la signature d’un accord entre le Groupe ADP, gestionnaire des aéroports de Roissy, Orly et du Bourget, et les pompiers de l’entreprise.

Les salariés ont entériné un accord prévoyant une augmentation générale de 3 % pour tous les employés du Groupe ADP, gestionnaire des installations aéroportuaires, ainsi qu’une remise à niveau des rémunérations de quelque 1.800 salariés dont les traitements sont inférieurs au niveau de référence de 2019, selon les détails communiqués par la CGT.

La grève des soldats du feu, entamée le 30 juin, s’était traduite la semaine dernière par l'annulation de centaines de vols au départ ou à l’arrivée de Roissy, premier aéroport français.

Compenser l’inflation

Jeudi soir, des organisations syndicales avaient elles aussi fait part de leur optimisme, alors qu’une offre de la direction a été soumise à une assemblée générale du personnel vendredi matin. Il s’agit d’une « proposition plutôt intéressante qui permet de revenir sur les réductions de salaires consenties par les salariés en 2021, et prévoit une augmentation correspondant au niveau de ce qui a été vu dans d’autres entreprises de transport », a détaillé à l’AFP le délégué syndical de la CGT chez ADP, Daniel Bertone.

Les syndicats font valoir que les augmentations demandées compenseraient l’inflation qui s’approche des 6 % sur un an, alors que les salariés d’ADP avaient accepté de réduire leurs traitements pour permettre à l’entreprise de traverser la crise du Covid-19 qui a divisé par trois le nombre des clients des aéroports parisiens en 2020.