Hautes-Pyrénées : Le coq Pitikok, dont le chant gênait un voisin, ne sera pas inquiété

COCORICO Le plaignant, un septuagénaire incommodé par le chant du volatile, a renoncé après de nombreux commentaires haineux

20 Minutes avec AFP
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Le coq Pitikok va pouvoir continuer de chanter. Illustration.
Le coq Pitikok va pouvoir continuer de chanter. Illustration. — BoskoJr - Canva

Pitikok sort vainqueur par forfait de son combat involontaire pour la ruralité. Ce coq qui chante dans le petit village d'Oursbelille, dans les Hautes-Pyrénées, avait fini par s’attirer les foudres d’un voisin. Le septuagénaire, originaire de Clermont-Ferrand et résident occasionnel du bourg, avait déposé plainte contre la propriétaire du volatile et demandait 6.000 euros de dédommagement pour « trouble anormal du voisinage ».

Mais le procès, prévu ce mardi devant le tribunal de Tarbes, a tourné court. Le plaignant a renoncé aux poursuites en raison des commentaires haineux, voire des menaces de mort, que lui a valu la médiatisation de l’affaire.

« Néoruraux »

« C’est une affaire qui finit bien pour Pitikok qui pourra continuer à faire cocorico et à veiller sur ses petites poules », se réjouit Stéphane Jaffrain, l’avocat de la propriétaire, qui déplore l’attitude de ces « néoruraux qui viennent à la campagne, et qui ne supportent pas, ou peu, des sons qui sont naturels ».

Pitikok marche sur les traces des ergots du coq Maurice de l’île d’Oléron., aujourd’hui décédé. Sa propriétaire avait gagné un procès similaire, faisant de l’animal un emblème de la ruralité.

Depuis janvier 2021, une loi protège les sons et odeurs caractérisant les espaces naturels : cloches, chant du coq ou des cigales, coassement des grenouilles, mais aussi effluves de crottin de cheval ou d’étable.