Affaire Damien Abad : L'ex-ministre dénonce des « calomnies ignobles » en quittant le gouvernement

REMANIEMENT « Je me défendrai sans relâche jusqu’à ce que la justice confirme mon innocence » a affirmé l'ancien ministre des Solidarités et personnes handicappées

20 Minutes avec AFP
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Le ministre Damien Abad.
Le ministre Damien Abad. — Jacques Witt / Sipa Press/SIPA

L’ex-ministre Damien Abad (Solidarités et personnes handicapées), objet d’une enquête du parquet de Paris pour tentative de viols, a jugé lundi « préférable, face aux calomnies ignobles dont (il est) la cible », de pouvoir se « défendre sans entraver l’action du gouvernement ».

« Je me défendrai sans relâche jusqu’à ce que la justice confirme mon innocence », a-t-il dit lors de la passation de pouvoir avec le patron de la Croix Rouge Jean-Christophe Combe, nommé à son poste.

« Des calomnies ignobles »

« Il paraissait préférable, face aux calomnies ignobles dont je suis la cible, orchestrée dans un calendrier bien choisi, que je puisse me défendre sans entraver l’action du gouvernement », a-t-il déclaré lors d’une courte allocution, assurant quitter le ministère « avec beaucoup de regrets ».

« Je me battrai contre ce mouvement funeste qui relègue la présomption d’innocence au rang de vieillerie sans importance, et qui fait de la calomnie une redoutable arme politique dans les mains d’esprits malveillants, a-t-il assuré. Je me défendrai sans relâche jusqu’à ce que la justice confirme mon innocence ».

« Chacun devrait mesurer la violence inouïe pour un être humain, une famille, des proches, de telles pratiques savamment orchestrées et trop souvent sans discernement médiatique », a encore estimé l’ex-ministre.

Et pour la suite ?

Pour l’avenir proche, Damien Abad « va pour (sa) part poursuivre (son) action dans (sa) circonscription (de l’Ain) et à l’Assemblée nationale », où il vient d’être élu, pour un troisième mandat, avec 57,86 % des voix.

L’exécutif faisait face à une pression croissante pour écarter du gouvernement Damien Abad, venu des rangs de LR et visé par une enquête du parquet de Paris, ouverte le 29 juin, après la plainte pour tentative de viol d’une femme pour des faits remontant au premier semestre 2010.