Covid-19 à Montpellier : Pour l'instant, la septième vague n'a pas d'impact sur la tension hospitalière

EPIDEMIE Si le nombre de cas explose, les hospitalisations sont peu nombreuses au CHU

Nicolas Bonzom
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Les urgences de l'hôpital Lapeyronie à Montpellier (illustration)
Les urgences de l'hôpital Lapeyronie à Montpellier (illustration) — Xavier Malafosse/SIPA
  • Avec 795 cas pour 100.000 habitants, l’Hérault est, hors Ile-de-France, l’un des départements de métropole où le taux d’incidence du Covid-19 est le plus élevé.
  • Mais ce boom n’impacte pas, pour l’instant, la tension hospitalière, à Montpellier.
  • « En ville, oui, il y a beaucoup de cas, confirme Jacques Reynes, chef du service des maladies infectieuses. Mais il n’y a pas d’explosion au niveau hospitalier. »

L'Hérault est, hors Ile-de-France, l’un des départements de métropole où le taux d’incidence du Covid-19 est le plus élevé : 795 cas positifs pour 100.000 habitants sur les sept derniers jours, le 24 juin, selon les derniers chiffres disponibles ce mardi. Avec 876 cas pour 100.000 habitants, seule la Haute-Garonne est au-dessus. Dans l’Hérault, cet indicateur n’a cessé d’augmenter depuis le 26 mai, où il était de 165.

Mais, pour l’instant, cette probable septième vague de coronavirus ne semble pas avoir d’impact sur la tension hospitalière. Au CHU de Montpellier, selon les chiffres communiqués par l’établissement à 20 Minutes, 13 patients sont hospitalisés ce mardi pour des cas de Covid-19, dont 4 en soins critiques. A titre de comparaison, le 20 juin, 13 étaient hospitalisés dans l’établissement, dont 3 en soins critiques.

« Moins de formes respiratoires compliquées »

« En ville, oui, il y a beaucoup de cas, confirme Jacques Reynes, responsable du service des maladies infectieuses au CHU de Montpellier. Mais il n’y a pas d’explosion au niveau hospitalier ». Selon le professeur, il semble y avoir « moins de formes respiratoires compliquées. Les personnes sont malades, ont parfois des symptômes grippaux, mais cela ne justifie pas une hospitalisation. » Toutefois, « la diffusion de l’épidémie », qui prend à nouveau de l’ampleur, reste inquiétante, poursuit Jacques Reynes.

Le 23 juin, l’épidémiologiste montpelliérain Mircea T. Sofonea, interrogé par 20 Minutes, appelait à « remettre en question la légèreté que l’on s’est donnée, collectivement, ces derniers mois ». « Il faut se ressaisir, pestait-il. Au moins dans les interactions que l’on a. Renforcer sa vigilance. Avoir recours à des autotests réguliers, à une démarche d’isolement réactive. Ne pas attendre que les symptômes soient importants, pour prévenir son entourage, et limiter ses contacts. »