Education nationale : Le salaire des enseignants en début de carrière à 2.000 euros net en 2023, annonce Pap Ndiaye

ENSEIGNEMENT La première partie de l’augmentation des salaires sera « non conditionnée et s’appliquera à tous les enseignants », dit le ministre

J.B.
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Le ministre de l'Education, Pap Ndiaye.
Le ministre de l'Education, Pap Ndiaye. — Romain GAILLARD/POOL/SIPA

On a maintenant un montant, et une date approximative. Dans une interview accordée au Parisien ce week-end, le nouveau ministre de l’ Education nationale, Pap Ndiaye, en dit plus sur la hausse de rémunération des enseignants promise par Emmanuel Macron. « Elle sera composée de deux parts. La première sera non conditionnée et s’appliquera à tous les enseignants ». Concrètement, cela veut vire que le salaire de base d’un prof en début de carrière sera au-dessus de 2.000 euros net. Et à partir de quand ? « Ce sera en 2023 », indique le nouveau locataire de la rue de Grenelle.

Quant au deuxième volet de cette hausse des rémunérations, « nous mettrons en place une part salariale conditionnée à des tâches nouvelles. Il s’agit de mieux rémunérer les enseignants, et d’ajouter un bonus pour ceux qui voudront aller plus loin », poursuit l’historien. Le détail de ces tâches reste à construire : « Ce sont des discussions que nous allons avoir avec les organisations syndicales. Il y a aussi une enveloppe budgétaire à caler », relate-t-il à nos confrères.

Cap sur l’environnement

Toujours dans cette interview, Pap Ndiaye, interrogé sur ses ambitions pour l’école française après cinq années sous l’égide de Jean-Michel Blanquer, indique voir prendre la lutte contre les inégalités scolaires comme « point de départ ». Il évoque aussi le volet environnemental, décliné en trois aspects. D’une part, les locaux. « Il y a un gros sujet sur les bâtiments scolaires, mal équipés pour résister aux vagues de chaleur. Il n’est pas possible qu’on ferme quasiment des écoles quand les températures dépassent 35 °C ».

Deuxième sujet, les cours. Le ministre entend saisir le Conseil supérieur des programmes « pour que les différentes disciplines intègrent de façon beaucoup plus substantielle les thématiques liées au réchauffement climatique et à l’environnement ». Et enfin, la question du « bien-être » (des élèves comme des équipes éducatives). « L’école, ça doit être aussi le lieu du bien-être et de l’accueil », souhaite Pap Ndiaye.