Bretagne : Les deux fillettes placées à Vitré ont été rendues à leurs parents

ENFANCE Après un accouchement à domicile sans assistance médicale, un couple s’était vu retirer leur bébé et leur fille après des signalements faisant craindre un risque de danger pour la santé des enfants

Jérôme Gicquel
Illustration d'un nourrisson.
Illustration d'un nourrisson. — M.Libert / 20 Minutes
  • Privé de la garde de leurs enfants depuis deux semaines, un couple de Vitré a retrouvé ses deux fillettes ce week-end.
  • Les deux enfants, un nouveau-né et une fillette de deux ans, avaient été placés dans une pouponnière après un accouchement à domicile sans assistance médicale.
  • Les autorités avaient pris cette décision en indiquant que des signalements laissaient craindre un risque de danger pour la santé des fillettes.

« Notre bonheur est indescriptible… ». A Vitré (Ille-et-Vilaine), c’est l’heure des retrouvailles pour un jeune couple qui s’était vu retirer la garde de leurs enfants il y a deux semaines après un accouchement à domicile sans assistance médicale. A l’issue d’une rencontre avec un juge pour enfants vendredi, Lou et Nausicaa, leurs deux petites filles, leur ont été rendues. « Nous avons tant attendu ce jour et il est enfin arrivé, écrivent-ils sur les réseaux sociaux. A présent, c’est l’heure des câlins et des retrouvailles, de la lente reconstruction des liens suite à une brutale séparation ».

L’histoire de ces jeunes parents avait été largement relayée sur la Toile, suscitant une vague d’émotion mais aussi de colère et d’incompréhension. Quatre jours après la naissance à domicile de leur petite dernière début juin, ils avaient vu débarquer les services sociaux accompagnés des gendarmes pour leur retirer leur bébé et leur fille aînée âgée de deux ans. Toutes deux avaient été placées dans une pouponnière. Dans une vidéo publiée sur Instagram, la maman avait partagé son désarroi, dénonçant « un enlèvement » et « un placement abusif ». Son message avait été massivement relayé sur les sociaux, notamment par les partisans de l’accouchement à domicile qui ont vu dans cette décision une remise en cause de leur choix.

Les autorités contraintes de s’expliquer sur les raisons du placement

Devant la médiatisation de l’affaire, le procureur de la République de Rennes avait pris la parole pour expliquer les raisons du placement des deux enfants. « Il ne s’agit pas de juger tel ou tel mode d’accouchement, ce n’est pas le sujet », avait-il affirmé. Selon lui, la décision avait été prise sur demande des services sociaux du département d’Ille-et-Vilaine car « nous avions des signalements qui nous alertaient de dangers potentiels ».

Interrogé, le département s’était également montré assez évasif, évoquant « des éléments de risque de danger sur la santé et le suivi médical de deux enfants ». Après deux semaines de tourmente, le juge pour enfants a finalement autorisé le retour à la maison des deux fillettes.