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GREVEPlusieurs stations-service de TotalEnergies en grève pour les salaires

Inflation : Plusieurs stations-service de TotalEnergies en grève pour les salaires, indique la CGT

GREVELes syndicats réclament une hausse des salaires immédiate compte tenu de l’inflation, alors que le groupe profite de la hausse des prix
Plusieurs stations-service étaient bloqués suite à une grève lancée par la CGT. (illustration)
Plusieurs stations-service étaient bloqués suite à une grève lancée par la CGT. (illustration) - KONRAD K./SIPA / SIPA
Xavier Regnier

X.R. avec AFP

Ce sont les cordonniers qui sont les plus mal chaussés, dit l’adage. Une formule qui se prête bien aux salariés des stations-service de TotalEnergies : alors que le groupe a largement profité de la flambée des cours du pétrole, liée à la guerre en Ukraine, les salaires n’ont pas bougé d’un centime malgré l’inflation galopante. La CGT a donc lancé un appel à la grève, réclamant une augmentation à la hauteur.

De quoi paralyser en partie le réseau Argedis, filiale détenue à 100 % par le géant de l’énergie, qui exploite 185 stations-service sur les grands axes routiers et en zones péri-urbaines. « Sur toutes les stations de France il y a des grévistes », déclare Djamila Mehidi, déléguée syndicale CGT, en précisant que quatre stations étaient à l’arrêt, sur l’aire de Montluel près de Lyon sur l'A42 ; sur l’aire de Lançon-Ouest (Bouches-du-Rhône) sur l'A7 ; sur l’aire de Jeanne-Rose (Saône-et-Loire) sur la N70 ; et sur l’aire du Caylar, près du viaduc de Millau, sur l'A75.

« On est la plus grosse filiale en salariés, et on est les plus mal payés »

La direction a, selon elle, accepté de « discuter », lundi à 13h30 : « j’ai dit que j’étais ouverte à la discussion s’ils écoutaient nos attentes salariales », a-t-elle ajouté, indiquant son intention de voter dès vendredi sur le principe d’une nouvelle journée de grève, le 29 juin, en cas de discussions non concluantes. Interrogée, la direction du groupe n’a pas confirmé, ni infirmé la tenue de cette réunion. Compte tenu du contexte inflationniste, le groupe avait indiqué jeudi qu’il envisageait « d’anticiper » au dernier trimestre 2022 la tenue des négociations annuelles obligatoires qui ont lieu habituellement en début d’année. Une date bien trop tardive pour la CGT.

« Si ce que nous propose la direction lundi n’est pas à la hauteur, mercredi, nous continuerons », a affirmé Djamila Mehidi, soulignant : « on est la plus grosse filiale en salariés, et on est les plus mal payés ». Au-delà des stations-service, la CGT avait appelé à faire grève dans l’ensemble du groupe et de ses filiales en France.

Des salariés sont en grève dans toutes les raffineries, selon Eric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe, qui affirme que le mouvement donne lieu à un « blocage des expéditions dans l’ensemble des raffineries et des gros dépôts », alors qu’une quinzaine d’usines de la filiale Hutchinson (joints pour l’automobile et l’aéronautique), ainsi que les usines de la filiale Saft (batteries pour le transport maritime) sont également touchées par la grève, selon lui.

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