Marseille : Un nouveau dispositif de sécurité mis en place pour protéger les 57 kilomètres de littoral de la ville

SECURITE Frédérique Camilleri, la préfète de police, a présenté avec Yannick Ohanessian, adjoint à la mairie de Marseille, un dispositif de sécurité inédit et repensé pour la saison estivale sur les 57 kilomètres de côte de la ville

Alexandre Vella
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Marseille adapte son dispositif de sécurité du littoral pour la saison estivale.
Marseille adapte son dispositif de sécurité du littoral pour la saison estivale. — Franck PENNANT / AFP
  • La ville et la préfecture ont présenté leur nouveau dispositif de sécurité du littoral prévu jusqu’au 31 août.
  • Un peu plus de deux millions de touristes et locaux sont attendus le long des 57 kilomètres de côte de la ville.
  • Depuis le 1er juin, ce dispositif a permis 192 interpellations et 539 amendes pour usages de stupéfiants.

Mettre du bleu sur les côtes marseillaises de la grande bleue. Tel est l’objectif du dispositif estival de sécurisation des 57 kilomètres de littoral et des 21 plages de Marseille, élaboré conjointement par la préfecture de police et la municipalité.

Présenté comme inédit et repensé spécialement pour cette année, celui-ci repose sur trois idées fortes : « Présence, prévention et dissuasion », a introduit Frédérique Camilleri, la préfète de police. Sept nouvelles patrouilles de police, « préférentiellement à VTT et à pied », ont été affectées aux littoraux des trois secteurs policiers de la ville (sud, centre, ville), dont une de CRS et une mixte police nationale/municipale. Ceux-ci sont présents de 11 heures à 22 heures, a-t-il été précisé. Une équipe de la brigade des transports portera une attention particulière sur les navettes reliant les îles du Frioul et le Vieux-Port.

Une nouvelle façon de faire

Déployé depuis le 1er juin, ce dispositif a permis de constater que la saison démarrait fort sur le front sécuritaire, avec « 192 interpellations (essentiellement pour vol simple et violence) et 539 amendes » pour usages de stupéfiants, a détaillé la préfète. À titre d’information, l’an dernier, où le dispositif était tout autre et quelques restrictions sanitaires encore en vigueur, celui-ci n’avait permis « que » 54 interpellations. « La façon de faire de la police est différente de celle de l’an dernier », a conclu la préfète qui peut également compter sur le renfort d’une compagnie de CRS (60 hommes), en plus des deux stationnées en permanence à Marseille.

De son côté, la mairie assure les missions de secourisme et de sauvetage sur six des onze plages surveillées, et a recruté 120 maîtres nageurs sauveteurs pour la saison. Ses effectifs de médiateurs ont été portés à 90, soit 20 de plus que l’an dernier, et poursuivent leur mission de prévention et de partage d’informations, a expliqué Yannick Ohanessian, adjoint à la sécurité. Pour la saison, la police municipale, en plus de ses 50 agents affectés au littoral, se voit doter de deux chalets sur le Frioul et le Vieux-Port afin d’assurer une présence et une visibilité permanente. La préfecture a prévenu que deux fois par semaine des opérations visant les vendeurs à la sauvette, nombreux sur ce secteur, seront engagées.

Enfin, dans les calanques, la surveillance de la baignade et de la sécurité sur la plage de Sorimou sera effectuée par cinq CRS, une première. Au rayon des activités nautiques, il a été relevé que « les jet-skis constituaient une vraie problématique » et la surveillance de deux cales de mise à l’eau (Pointe Rouge et celle de la Lave, dans le 16e arrondissement) sera dans le giron des patrouilles. La ville attend un peu plus de deux millions de baigneurs, touristes et locaux sur son littoral pour la saison qui a déjà commencé.