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NOYADELe corps d'un réfugié découvert dans le fleuve Bidassoa au Pays Basque

Pays Basque : Le corps d'un réfugié originaire d'Afrique subsaharienne découvert dans le fleuve Bidassoa

NOYADEIl s’agit d’un homme « âgé de 20 à 25 ans » dont le corps a été repêché « en bon état », ce qui laisse penser « à un décès récent », a précisé la garde civile espagnole
Le fleuve La Bidassoa sépare la France et l'Espagne, au Pays Basque.
Le fleuve La Bidassoa sépare la France et l'Espagne, au Pays Basque. - IROZ GAIZKA / AFP / AFP
20 Minutes avec AFP

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Le corps d’un jeune réfugié d’origine subsaharienne a été retrouvé ce samedi matin dans la Bidassoa, le fleuve séparant l’Espagne et la France au Pays Basque, ont annoncé les autorités espagnoles et les pompiers français des Pyrénées-Atlantiques (sud-ouest).

Face à la hausse des contrôles à la frontière franco-espagnole, les migrants prennent de plus en plus de risques pour entrer en France. Plus de la moitié est originaire de pays du Maghreb et un tiers de pays francophones d’Afrique subsaharienne (Mali, Guinée, Côte d’Ivoire, Sénégal), selon les autorités françaises.

La Bidassoa, fleuve « très dangereux avec des courants énormes »

Les pompiers ont d’abord expliqué avoir repêché le corps d’un homme au niveau du pont international de Béhobie après avoir été prévenus vers 6 heures et l’avoir confié aux autorités côté espagnol, à Irun. La garde civile espagnole a de son côté confirmé à l’AFP que le corps d’un réfugié avait été découvert dans le fleuve. Il s’agit d’un homme « âgé de 20 à 25 ans » dont le corps a été repêché « en bon état », ce qui laisse penser « à un décès récent », a-t-elle précisé sur Twitter.

« Je ne sais pas encore si c’est un migrant mais en tout cas les précédents corps retrouvés dans le fleuve étaient ceux de migrants », a de son côté indiqué à l’AFP Philippe Aramendi, le maire d’Urrugne, la commune française où se trouve le pont de Béhobie. « Au moins 7 ou 8 personnes migrantes sont décédées ces derniers mois en tentant de traverser à la nage la Bidassoa », un fleuve « qui est très dangereux avec des courants énormes », a-t-il ajouté. « Cela fait des mois et des mois que l’on s’émeut de cette situation mais rien ne bouge. Au contraire, les contrôles à la frontière sont toujours plus renforcés et on se croirait en état de siège », a déploré l’élu, de la tendance abertzale (gauche patriote basque), regrettant que « des gens qui essaient d’aider ces migrants sans contrepartie, simplement au nom de la fraternité, sont parfois arrêtés ».

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