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LOGEMENTA Bayonne, colère contre la suspension d’une réglementation « anti-Airbnb »

Bayonne : Une manifestation pour dénoncer la suspension d’une réglementation « anti-Airbnb »

LOGEMENTQuelque 300 personnes ont manifesté mercredi soir pour dénoncer la suspension par la justice administrative d’une réglementation destinée à freiner l’expansion des meublés touristiques au Pays basque
Manifestation contre la suspension d'une réglementation anti-airbnb
Manifestation contre la suspension d'une réglementation anti-airbnb - GAIZKA IROZ / AFP / AFP
20 Minutes avec AFP

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«Airbnb nous expulse », pouvait-on lire sur les autocollants distribués par les quelque 300 manifestants à Bayonne mercredi soir, réunis devant le siège de la Communauté d’agglomération Pays basque. Ces derniers étaient présents pour dénoncer la suspension par la justice administrative d’une réglementation locale, destinée à freiner l’expansion des meublés touristiques au Pays basque, où les difficultés à se loger entraînent des tensions.

Ce regroupement fait suite à l’appel du collectif « Vivre et se loger au Pays ! ». Une délégation de manifestants a ensuite été reçue par les élus pour « réfléchir à un futur règlement » afin de « contre-attaquer fort », selon les organisateurs.

Des tensions de longue date

Les raisons de cette colère ? Vendredi dernier, le tribunal administratif de Pau avait suspendu une réglementation adoptée par la Communauté d’agglomération Pays basque. Cette dernière obligeait les propriétaires de meublés touristiques à produire un bien sur le marché locatif à l’année en compensation d’un logement destiné à la location touristique, dans la même ville et avec une surface équivalente.

Dans 24 communes de l’agglomération basque en zone tendue, plus de 16.000 meublés touristiques sont recensés actuellement, soit une augmentation de 130 % entre 2016 et 2020, selon l’Agence d’urbanisme Atlantique et Pyrénées (Audap). Et la Communauté d’agglomération du Pays basque (158 communes) évalue à 12.000 le nombre de logements vacants et 42.000 celui des résidences secondaires.

Des inscriptions « Le Pays basque n’est pas à vendre » en langue basque ont fleuri depuis l’an passé sur des devantures d’agences immobilières et de maisons à vendre. En novembre, une manifestation pour le droit au logement avait rassemblé entre 6.500 et 8.000 personnes à Bayonne.

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