Guerre en Ukraine EN DIRECT : Severodonetsk « en grande partie » sous contrôle russe et d'« énormes destructions » à Lyssytchansk, selon Kiev

CONFLIT Revivez avec nous les infos du mercredi 8 juin sur le conflit

X.M., X.R. et M.Fou
— 
A Severodonetsk, les bombardements continuent.
A Severodonetsk, les bombardements continuent. — AFP

L’ESSENTIEL

  • Des combats intenses se poursuivent ce mercredi pour le contrôle de Severodonetsk, dont Moscou affirme avoir « libéré » les zones résidentielles, tandis que Volodymyr Zelensky vante la défense « héroïque » de cette ville clef du Donbass.
  • Les villes de Severodonetsk et Lyssytchansk, séparées par une rivière, constituent la dernière agglomération encore sous contrôle ukrainien dans la région de Lougansk. Leur prise ouvrirait aux Russes la route de Kramatorsk, grande ville de la région de Donetsk.
  • Les deux belligérants s’accusent mutuellement de détruire les ressources céréalières. Le blocage des céréales ukrainiennes fait flamber les prix et fait peser la menace d’une famine dans certains pays d’Afrique et du Moyen-Orient.

A VOIR

A LIRE

 

Ce live est désormais terminé, merci de nous avoir suivis. A très vite sur 20 Minutes!
21h13 : La Russie moins forte qu’attendue dans le cyber, constatent des chefs militaires européens

Plusieurs chefs européens de forces militaires de cyberdéfense ont constaté mercredi que les Russes s’étaient montrés bien moins efficaces qu’attendus dans l’emploi de capacités de combat numérique lors de leur offensive contre l’Ukraine.

« Nous étions assez sûrs qu’il y aurait un cyber Pearl Harbor » pour accompagner l’offensive terrestre, a estimé le général Karol Molenda, le commandant des forces polonaises de cyberdéfense, lors d’une table ronde au Forum international de la cybersécurité (FIC) de Lille (nord de la France). « Mais l’Ukraine était préparée, et a résisté aux attaques (cyber) de la Russie. Donc la leçon numéro 1 » de la guerre, « c’est qu’il est possible de se préparer pour un conflit cyber », a-t-il estimé.

20h51 : Un peu de douceur dans ce monde de brut

 

20h26 : La carte des explosions causées par la Russie en Ukraine depuis le 24 février

 

19h50 : Vous avez loupé les évenements de ce mercredi 8 juin ?

Pas de panique, chaque jour la rédaction de 20 Minutes vous propose son récap' sur la guerre en Ukraine. 

 

19h25 : Severodonetsk « en grande partie » sous contrôle russe et d'« énormes destructions » à Lyssytchansk, selon Kiev

 

La ville de Severodonetsk, dans l’est de l’Ukraine, objet d’une bataille féroce entre forces russes et ukrainiennes, est « en grande partie » sous contrôle de Moscou, tandis que sa jumelle Lyssytchansk connaît « d’énormes destructions », a indiqué mercredi le gouverneur de la région.

Les forces de Moscou « contrôlent une grande partie de Severodonetsk. La zone industrielle est encore à nous, il n’y a pas de Russes là-bas. Les combats se déroulent uniquement dans les rues à l’intérieur de la ville », a affirmé sur Telegram Serguiï Gaïdaï, gouverneur de la région de Lougansk.

19h10 : Le gouvernement canadien a annoncé une nouvelle salve de sanctions contre la Russie

 

18h46 : Passe d’armes impromptue à Ankara entre Lavrov et un journaliste ukrainien

L’homme n’a pas raté sa cible : un journaliste ukrainien a profité mercredi de la visite à Ankara du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, pour l’interpeller vivement lors d’une conférence de presse. Le chef de la diplomatie russe se trouvait en Turquie pour discuter de l’instauration de corridors sécurisés pour les exportations de céréales ukrainiennes.

La conférence de presse de Sergueï Lavrov et de son homologue turc Mevlüt Cavusoglu touchait à sa fin sans que Muslim Umerov ait pu poser sa question, en dépit de tentatives répétées. Il s’est alors levé et a interpellé Sergueï Lavrov à haute voix : « Je suis de la télévision publique ukrainienne, je veux absolument poser une question ! » a-t-il lancé. Visiblement gêné, le ministre russe a accepté cette intervention imprévue par le protocole qui venait d’encadrer minutieusement les échanges.

« A part les céréales, quels sont les autres biens que vous avez volés à l’Ukraine et à qui les avez-vous vendus ? » a lancé Muslim Umerov. « Vous, les Ukrainiens, êtes toujours préoccupés par ce que vous pouvez voler et vous pensez que tout le monde raisonne ainsi ! » a lancé Sergueï Lavrov, tout sourire.

18h19 : Les conséquences dans le monde de la guerre en Ukraine s’aggravent, alerte le chef de l’ONU

Les conséquences négatives dans le monde de l’invasion russe en Ukraine s’aggravent, touchant 1,6 milliard de personnes, a affirmé mercredi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en présentant un 2e rapport de l’Organisation sur ses répercussions internationales.

« L’impact de la guerre sur la sécurité alimentaire, l’énergie et les finances est systémique, grave et s’accélère », a-t-il dit. « Pour les populations du monde entier, la guerre menace de déclencher une vague sans précédent de faim et de misère, laissant dans son sillage le chaos social et économique », a averti le chef de l’ONU.

18h05 : L’inflation commence à reculer en mai en Russie, à 17,1 % sur un an ​

L’inflation, qui a connu une hausse vertigineuse en Russie jusqu’à battre un record de vingt ans, a commencé à reculer au mois de mai, atteignant 17,1 % sur un an, selon les données de l’agence de statistiques Rosstat publiées mercredi.

L’augmentation des prix des produits alimentaires a, elle, continué d’accélérer, avec une flambée de 21,5 % en mai sur un an, notamment pour les produits de base.

18h05 : L’inflation commence à reculer en mai en Russie, à 17,1 % sur un an ​

L’inflation, qui a connu une hausse vertigineuse en Russie jusqu’à battre un record de vingt ans, a commencé à reculer au mois de mai, atteignant 17,1 % sur un an, selon les données de l’agence de statistiques Rosstat publiées mercredi.

L’augmentation des prix des produits alimentaires a, elle, continué d’accélérer, avec une flambée de 21,5 % en mai sur un an, notamment pour les produits de base.

16h13 : La détente ping-pong du blé et du maïs

« Comme un élastique » : la détente observée sur le marché des céréales suit mécaniquement l’évolution de la situation dans la crise russo-ukrainienne, les prix du blé refluant avec l’espoir de pourparlers… et remontant quand Moscou bombarde Kiev. « Il y a une détente depuis les annonces de discussions sur l’ouverture de corridors maritimes pour faire sortir des stocks de grains d’Ukraine et du coup un retour sur le marché de certains acheteurs comme l’Egypte, même si les prix restent à un très haut niveau », constate Gautier Le Molgat, analyste au cabinet Agritel.

« On a observé une baisse des cours des céréales en fin de semaine, puis une remontée lundi après de nouveaux bombardements russes sur Kiev, et à nouveau un reflux mardi, avec l’arrivée du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Turquie », détaille-t-il. A la demande des Nations unies, la Turquie a proposé son aide pour escorter les convois maritimes depuis les ports ukrainiens, malgré la présence de mines dont certaines ont été détectées à proximité des côtes turques, dans le contexte de l’invasion russe de l’Ukraine.

16h04 : « Tous les jours quelque chose brûle » à Lyssytchansk

A Lyssytchansk, ville voisine de Severodonetsk pilonnée depuis des semaines et où forces russes et ukrainiennes s’affrontent désormais dans des combats de rue, les habitants sont désormais eux aussi sous les bombardements constants. De nombreux habitants de cette ville de 100.000 habitants, séparée de Severodonetsk par la rivière Donets, ont fui. Ne restent plus que des personnes âgées, les gens qui s’occupent d’elles ou ceux qui n’ont pas les moyens de partir ailleurs.

« Tous les jours, il y a des bombardements, tous les jours quelque chose brûle », dit Iouri Krassnikov, retraité, assis sur un banc dans un quartier aux nombreux immeubles endommagés et pavillons calcinés. Non loin de là, le bâtiment d’un lycée technique est en proie à un violent incendie – des fenêtres s’échappent des flammes et de gros nuages de fumée noire.

« Il n’y a personne pour m’aider », dit cet homme de 70 ans, en tee-shirt bleu élimé, sa canne à ses côtés. « J’ai essayé d’aller voir les autorités municipales, mais il n’y a personne, tout le monde a déguerpi. Ils ont abandonné la population ! (…) Où vais-je aller à 70 ans ? » Serguiï Lipko, lui, fait visiter sa maison endommagée, dans un quartier tout proche de la rivière Donets, alors que des explosions retentissent aux alentours. Dans la chambre, une roquette s’est fichée au beau milieu du lit, sans exploser.

15h30 : Kiev et Moscou s’échangent des corps de soldats

« Un nouvel échange de corps de militaires tués a eu lieu. Cinquante héros tués ont été rendus », a annoncé le ministère ukrainien de la Réintégration. « Sur nos 50 défenseurs, 37 sont des héros d’Azovstal », a-t-il précisé. L’échange a eu lieu sur la ligne de front dans la région de Zaporijjia, dans le sud de l’Ukraine « selon la formule 50 contre 50 ».

15h20 : Kiev renvoie la responsabilité de la crise des céréales sur Moscou

« La véritable cause de cette crise : il s’agit de l’agression russe, pas des sanctions », a déclaré à la presse Dmytro Kouleba, le chef de la diplomatie ukrainienne, se félicitant d’avoir « ruiné » le récit russe selon lequel « la cause de la crise alimentaire mondiale serait les sanctions ».

15h05 : Les explications de Merkel ne convainquent pas Kiev

Dans ces propos mardi, Angela Merkel a assuré avoir été consciente depuis plusieurs années de la menace que faisait peser le président russe Vladimir Poutine sur la sécurité européenne mais qu’il était dans l’intérêt de l’Allemagne de « trouver un modus vivendi avec la Russie ».

« Si la chancelière Merkel a toujours su que la Russie préparait une guerre et que l’objectif de Poutine est de détruire l’UE, alors pourquoi construire Nord Stream 2 », a écrit sur Twitter Mikhaïlo Podoliak, conseiller de la présidence ukrainienne. Il a accusé Mme Merkel d’avoir favorisé la dépendance européenne au gaz et au pétrole russes.

14h05 : Moscou appelle à ne pas « exagérer » l’importance des céréales ukrainiennes

La Russie a minimisé mercredi le rôle de son offensive en Ukraine dans la flambée des cours des céréales, appelant à ne pas « exagérer » l’importance de la production ukrainienne dans le monde.

« Il ne faut pas exagérer l’importance de l’influence sur les marchés internationaux des réserves de céréales » ukrainiennes, a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

13h58 : Richard Branson ce poète...

 

13h42 : La déclaration de Volodymyr Zelensky au sujet du « Livre des bourreaux »

 

13h25 : Le bilan des victimes civiles du conflit difficile à mesurer

Il n’existe aucun bilan global des victimes civiles du conflit. Pour la seule ville de Marioupol (sud-est), tombée en mai au terme d’un terrible siège, les autorités ukrainiennes évoquent un bilan de l’ordre de 20.000 morts.

Sur le plan militaire, des sources militaires occidentales évoquent 12.000 à 15.000 soldats russes tués, quand Kiev affirme avoir abattu plus de 30.000 militaires ennemis.

13 heures : Un match de foot France-Ukraine jeudi

L’équipe de France Espoirs affronte jeudi (18h45) l’Ukraine pour valider définitivement sa qualification à l’Euro-2023. Les Bleuets, en tête du groupe avec huit victoires et un nul en neuf matches, abordent la rencontre avec sérénité : seule une défaite par plus de cinq buts d’écart les priverait de la première place, synonyme de qualification directe pour l’Euro-2023, en Géorgie et Roumanie.

12h26 : Le blocage des ports « condamne à mort des millions d’enfants »

« Les prochaines semaines seront cruciales pour débloquer la situation. Nous attendons de la Russie des signaux clairs et concrets, car bloquer les exportations de blé signifie tenir en otage et condamner à mort des millions d’enfants, de femmes et d’hommes », a mis en garde le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio.

11h55 : Le port d’Odessa restera miné

L’Ukraine refuse de déminer le port d’Odessa pour permettre la reprise de ses exportations de céréales, car elle craint que les forces russes n’en profitent pour attaquer la ville, selon le porte-parole de l’administration de la région d’Odessa Serguiï Bratchouk. « La flotte russe de la mer Noire fera semblant de se retirer vers la Crimée annexée. Mais dès qu’on déminera les accès au port d’Odessa, la flotte russe sera là ». La Russie « voudra attaquer, elle rêve de parachuter des troupes ».

11h49 : Un superyacht russe saisi aux Fidji

A l’issue d’un long bras de fer judiciaire, un tribunal fidjien a ordonné la remise aux autorités américaines du superyacht russe Amadea de 300 millions de dollars appartenant à l’oligarque milliardaire et homme politique Suleiman Kerimov.

11h31 : Moscou se dit « prêt » à garantir la sécurité des navires quittant les ports ukrainiens

 

11h04 : L'OCDE double la prévision d'inflation pour ses pays membres à 8,5% pour 2022

La hausse des prix devrait ensuite ralentir en 2023, prévient l'OCDE, qui regroupe 38 pays développés à travers la planète, tout en mettant en garde contre une aggravation de ces perspectives en cas de nouveaux chocs économiques.

11h03 : L’OCDE abaisse sa prévision de croissance mondiale à 3 % pour 2022

Elle fait ainsi passer son anticipation de croissance à 3 % contre 4,5 % en décembre dernier.

Particulièrement affectée, la zone euro devrait enregistrer une hausse de 2,6 % de son PIB contre 4,3 % prévus précédemment, et la France par exemple une progression de 2,4 % contre 4,2 % imaginés en décembre par l’organisation internationale basée à Paris.

11 heures : Pour la Turquie, la levée des sanctions demandée par la Russie est « légitime »

« Si nous devons ouvrir le marché international ukrainien, nous pensons que lever les obstacles aux exportations russes est légitime », a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu.

10h57 : Économies de PQ à bord d’un avion russe

Les agents de vol de la compagnie russe Aeroflot ont reçu l’ordre de tenir un inventaire strict du papier toilette sur les vols vers la Turquie, rapporte The Moscow Times. « Les rouleaux inutilisés devront être comptés et retournés », précise le média. Les rouleaux devront être réapprovisionnés au fur et à mesure. Pas de rouleaux supplémentaires à disposition. Cette mesure viserait à faire face à l’effondrement économique de l’industrie aéronautique russe.

10h15 : Uber va distribuer une aide d’urgence en Ukraine

Le Programme alimentaire mondial a annoncé s’être allié à Uber, pour utiliser des véhicules plus petits que les siens. « Les gros véhicules ayant du mal à atteindre les personnes dans le besoin dans les agglomérations, la collaboration avec Uber permet au PAM de mieux coordonner, répartir et suivre une flotte de petits véhicules qui livrent des produits de secours depuis les entrepôts jusqu’aux personnes dans le besoin dans les zones densément peuplées d’Ukraine », indique un communiqué de l’agence onusienne spécialisée dans l’aide alimentaire d’urgence.

8h58 : « Il faudra peut-être se retirer » de Severodonetsk, concède le gouverneur local

Les forces ukrainiennes devront peut-être se retirer de Severodonetsk, ville-clé de l’est de l’Ukraine « bombardée 24 heures pour 24 » vers des positions mieux fortifiées, a déclaré mercredi le gouverneur régional. « Il faudra peut-être se retirer », a déclaré le gouverneur de la région de Lougansk Serguiï Gaïdaï sur la chaîne 1+1, alors que la ville est partiellement contrôlée par les Russes depuis des jours.

7h59 : Des réfugiés non-Ukrainiens sommés de quitter la France

Comme nombre d’Ukrainiens, ils ont fui la guerre et trouvé refuge en France. Mais trois mois après l’exode, les premières décisions d’expulsions tombent pour les ressortissants non-ukrainiens, sommés de rentrer chez eux. Un « gâchis humain » et une « fabrique à clandestins », s’inquiètent les ONG. Inza Touré, 27 ans, incarne à lui seul ces craintes. Cet Ivoirien a quitté Dnipro, où il étudiait depuis trois ans les relations internationales, dès le déclenchement du conflit pour arriver à Chambéry, le 3 mars.

Il obtient d’abord une autorisation provisoire de séjour d’un mois mais, dès le 23 mai, le préfet de Savoie lui délivre une obligation de quitter le territoire français sous trente jours. Depuis, Inza Touré est tombé dans l’irrégularité. « Le préfet dit que je n’ai pas fait d’efforts pour démontrer que je veux étudier », raconte-t-il. Pourtant, le jeune homme a entre-temps été admis dans un programme de Sciences Po Grenoble, où il peut reprendre ses études dès la rentrée. « Je suis déçu. Historiquement, mon pays a des liens avec la France, je parle français. Donc je me disais que ça allait être plus facile. Mais pas du tout », confie-t-il.

« C’est une décision kafkaïenne et une fabrique à clandestins », s’indigne Pierre Henry, président de France Fraternités, association qui a ouvert une permanence juridique à destination des étudiants étrangers ayant fui l’Ukraine. « Il s’agit de moins de 1.000 personnes ! Il faut examiner leurs dossiers avec bienveillance », demande-t-il. Pour les étudiants, à quelques mois du diplôme, la question de l’avenir se pose. Impossible de continuer en France sans papier. Retourner dans leur pays d’origine ? Impossible, balaye Yassine, étudiant marocain en médecine. Mais « retourner en Ukraine, j’y pense ». « D’autres sont déjà rentrés et me disent que la vie là-bas est normale », se persuade-t-il, faisant référence à l’ouest ukrainien.

7h46 : « Besoin vital » d’artillerie

Le gouverneur ukrainien de Lougansk Serguïï Gaïdaï, a admis qu’il était « très difficile de tenir Severodonestosk », parlant même de « mission impossible ». « Nous avons un besoin vital d’armes lourdes qui peuvent contrer l’artillerie ennemie (…) Nos gars sont forts mentalement, et ils ne demandent qu’une chose : nous avons besoin d’artillerie occidentale », a demandé le gouverneur du Lougansk. « Et à ce moment-là, en affrontement direct, il ne fait aucun doute que les Russes perdront ».

7h41 : Des p'tits trous, des p'tits trous, encore des p'tits trous

 

7h28 : Un imprimeur fait de la résistance à Moscou

« Tout le monde a besoin de paix » : ces mots, imprimés en rouge sur blanc à l’entrée d’un petit atelier d’impression à Moscou, ont l’air anodins. Mais dans le contexte répressif accompagnant en Russie le conflit en Ukraine, ils sont une révolution. Ils sont l’œuvre de Sergueï Besov, 45 ans, yeux bleu clair perçants et courte barbe poivre et sel, qui arrive à vélo, vêtu d’une de ses créations, un t-shirt noir floqué des mots : « La peur n’est pas une raison de ne pas agir ».

Lunettes de soleil noires sur le nez, il se dirige vers un mur de briques couvert de tags. En quelques gestes, il étale une couche de colle transparente sur une affiche, puis s’écarte pour admirer le résultat : « Il y a des rêves, il y aura des voyages ». Depuis le 24 février, son petit atelier branché fabrique des affiches antiguerre. Pour éviter la censure, il choisit un slogan qui n’évoque pas directement l’Ukraine : « Tout le monde à besoin de paix ». Un succès, qui finit par attirer la police début mars.

« Ils ont emmené deux femmes (qui travaillaient ici). Elles étaient très nerveuses », raconte-t-il. Son activité est mise en pause quelques semaines. A terme, elle est surtout menacée par les sanctions : le papier fin qu’il utilise pour les cartes de visite de son activité principale, Demon Press, ne sera bientôt plus disponible. Tout comme la peinture rouge, rappel de l’époque soviétique, fabriquée en Hongrie qu’il utilise pour ses affiches.

7h16 : It's recap' time, babe !

Et pour votre petit shot d'actu sur la guerre en Ukraine, notre récap' de la journée d'hier est également disponible !

 

7h10 : Notre live d'hier

Si vous avez manqué les dernières infos de la soirée d'hier, elles sont encore disponibles sur notre live juste ici.

 

7h06 : Zelensky vante la « défense héroïque » de Severodonetsk

Les combats, intenses, se poursuivent à Severodonetsk. Les Russes affirment avoir « totalement libéré » les zones résidentielles de cette ville stratégique pour le contrôle de l’intégralité du bassin houiller du Donbass, dans l’est de l’Ukraine. « La prise de contrôle de sa zone industrielle et des localités voisines se poursuit », a assuré mardi dans un rare briefing télévisé le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

Un état des lieux contesté par Kiev. « Nos soldats réussissent à repousser l’assaut dans la ville de Severodonetsk », a assuré l’état-major ukrainien mercredi matin, ajoutant que la Russie intensifie aussi ses opérations à Bakhmout, dans la région de Donetsk. De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré dans son adresse vidéo quotidienne mardi soir que « la situation sur le front n’a pas changé significativement ces 24 dernières heures » et que « la défense absolument héroïque du Donbass se poursuit ».

6h43 : Angela Merkel défend sa politique vis-à-vis de la Russie

L’ancienne chancelière Angela Merkel a défendu mardi sa politique vis-à-vis de la Russie, estimant ne pas avoir à « s’excuser » d’avoir misé sur la diplomatie et le commerce pour tenter d’éviter une guerre en Ukraine. L’ancienne dirigeante s’est montrée à l’aise dans sa première longue interview donnée en public, dans un théâtre berlinois, depuis qu’elle a quitté la chancellerie il y a six mois.

Elle a de nouveau sévèrement condamné l’invasion russe, qui n’a selon elle « aucune justification ». « C’est une rupture brutale du droit international pour laquelle il n’y a aucune excuse ». Mais elle a rejeté les critiques selon lesquelles sa politique y serait pour quelque chose.

Angela Merkel a assuré avoir été consciente depuis plusieurs années de la menace que faisait peser Vladimir Poutine sur la sécurité européenne. Il était dans l’intérêt de l’Allemagne de « trouver un modus vivendi avec la Russie afin de ne pas nous retrouver dans un état de guerre » mais « de pouvoir coexister malgré toutes nos différences », a-t-elle estimé.

Depuis l’invasion russe de l’Ukraine, l’ancienne cheffe de gouvernement s’est vue accusée d’avoir accru la dépendance de l’Europe à l’égard de l’énergie russe, notamment en promouvant la construction du gazoduc Nord Stream 2. Mais « je ne vais pas m’excuser » pour cette ligne politique, a-t-elle martelé.

6h39 : L’Ukraine va publier un « Livre des bourreaux »

Mardi soir, Volodymyr Zelensky a annoncé la publication la semaine prochaine d’un « Livre des bourreaux ». L’ouvrage compilera les données sur les crimes de guerre et les soldats russes accusés de les avoir commis. Le président ukrainien a promis que les personnes ayant donné les ordres seront aussi citées.

« J’ai souligné à plusieurs reprises qu’ils seront tous tenus pour responsables. Et nous nous y dirigeons étape par étape », a-t-il affirmé. « Tout le monde sera traduit en justice », a-t-il encore promis. Fin mai, la justice ukrainienne avait affirmé avoir identifié « quelques milliers » d’affaires de crimes de guerre présumés dans le Donbass.

6h35 : 1,49 milliard de dollars de plus pour l’Ukraine

Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé mardi un financement supplémentaire de 1,49 milliard de dollars en faveur de l’Ukraine pour aider le gouvernement à payer les salaires des fonctionnaires et des travailleurs sociaux. Ce nouveau financement porte à plus de 4 milliards de dollars le financement de la Banque mondiale. Le 8 mars, l’institution avait approuvé une aide de trois milliards avec un décaissement immédiat de 489 millions. Près de 2 milliards de dollars sont désormais décaissés.

Bonjour à toutes et à tous !

Comme chaque jour, la rédaction de 20 Minutes se mobilise pour vous donner les dernières informations sur le conflit en Ukraine. Sur le terrain, il est difficile de savoir ce mercredi qui des Ukrainiens ou des Russes à le contrôle de Severodonetsk, ville stratégique pour la conquête du bassin minier du Donbass. De violents combats s’y poursuivent toujours. Sur le volet économique, les ressources en blé de la superpuissance céréalière qu’est l’Ukraine vont être l’objet de discussions aujourd’hui. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est en Turquie pour évoquer la possibilité pour l’Ukraine d’exporter ses récoltes bloquées dans ses ports. La question est cruciale pour de nombreux pays. Ce blocage fait en effet flamber les prix et accentue la menace d’une famine dans certains pays d’Afrique et du Moyen-Orient.