Maroc : Recherché par Interpol, un baron de la drogue français arrêté

NARCOTRAFIQUANT L’homme, dont l’identité n’a pas été dévoilée par la Direction générale de la Sûreté nationale, a des « liens avec un réseau criminel de trafic international de drogues dures »

20 Minutes avec AFP
Le logo d'Interpol au siège de l'organisation internationale à Lyon.
Le logo d'Interpol au siège de l'organisation internationale à Lyon. — Laurent Cirpiani/AP

La police marocaine vient de marquer un gros point contre les narcotrafiquants. Un trafiquant de drogue français, impliqué dans un réseau international et recherché par Interpol, a été arrêté vendredi à Casablanca, au Maroc​. Suivant la procédure d’usage, la justice marocaine devrait se prononcer prochainement sur son extradition.

« Un citoyen français d’origine algérienne qui faisait l’objet d’une notice rouge émise par Interpol a été arrêté à l’aéroport Mohammed V de Casablanca », a indiqué mardi la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) du Maroc. L’homme, dont l’identité n’a pas été dévoilée, a été interpellé « pour ses liens avec un réseau criminel de trafic international de drogues dures entre la Belgique, la France et les Pays-Bas ». Selon des médias marocains, il s’agit de « Noureddine B. ».

Une cavale de plusieurs années

La notice rouge d’Interpol a été diffusée en avril dernier à la demande des autorités judiciaires françaises pour association de malfaiteurs et trafic de stupéfiants, précise le site d’information Le Desk, citant une source autorisée au sein de la DGSN. Décrit comme un « gros poisson » du trafic de drogue, le suspect, âgé de 33 ans, serait impliqué dans plusieurs opérations de trafic d’héroïne et de cocaïne entre la France, la Belgique et les Pays-Bas.

Son nom est réapparu récemment comme commanditaire lors d’une opération policière antidrogue dans la région d’Orléans, près de Paris, d’où il est originaire, rapportent des médias marocains. En 2018, cet homme avait été impliqué dans une affaire d’importation de 200 kilos de cocaïne dans le port du Havre. Il était réapparu en 2019 dans une histoire d’importation de stupéfiants à Grenoble par « go fast » depuis le Maghreb via l’Espagne. En fuite, il avait ensuite été interpellé à Villeurbanne, près de Lyon, en juin 2020. Sa trace avait été perdue depuis.