Hôpital : Essorés par le Covid-19 et inquiets pour l’avenir, les soignants se mobilisent mardi

SANTE Ils ne veulent pas « compter les morts ». Neuf syndicats appellent soignants et agents des hôpitaux à se mobiliser ce mardi 7 juin pour obtenir davantage de moyens

20 Minutes avec AFP
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Des soignants devant l'hôpital Edouard-Herriot de Lyon, le 31 mai 2022.
Des soignants devant l'hôpital Edouard-Herriot de Lyon, le 31 mai 2022. — Romain Doucelin - Sipa
  • Des syndicats et collectifs de soignants appellent à nouvelle journée de mobilisation dans toute la France ce mardi 7 juin.
  • Malgré la « mission flash » sur les urgences annoncée par Emmanuel Macron, ils estiment que de nombreux services n’ont plus les moyens de fonctionner.

Le feu couve à nouveau à l'hôpital. Soignants et autres agents sont appelés à une journée de mobilisation ce mardi 7 juin. Essorés par le Covid-19, déçus par le «Ségur», inquiets pour l’été, neuf syndicats (dont CGT, SUD et CFE-CGC) et collectifs (dont Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences) tentent de relancer le mouvement social des blouses blanches, avant de devoir, selon eux, « compter les morts » faute de moyens pour soigner les malades.

Selon une liste établie par la CGT, des rassemblements sont prévus dans au moins cinquante villes : à Paris, devant le ministère, mais aussi Grenoble, Marseille, Nantes et Toulouse ou encore à Cherbourg, où Emmanuel Macron est venu la semaine dernière annoncer une « mission flash » sur les services d’urgences. Au moins 120 d’entre eux ont déjà été forcés de limiter leur activité ou s’y préparent, selon un décompte établi fin mai de l’association Samu-Urgences de France. C’est d’ailleurs son président, François Braun, qui devra rendre les conclusions de la « mission flash » au chef de l’Etat d’ici fin juin.

« Situation de catastrophe »

Un calendrier qui revient à « repousser les décisions après les législatives » des 12 et 19 juin, alors que le système de santé est déjà « en situation de catastrophe », a dénoncé l’urgentiste Christophe Prudhomme, de la CGT-Santé, ce lundi sur RFI.


Dans un entretien à la presse quotidienne régionale vendredi, Emmanuel a promis de « prendre des décisions d’urgence dès juillet », justifiant ce délai afin de « regarder service d’urgence par service d’urgence et Samu par Samu, territoire par territoire où il y a des besoins ».