Lyon : Des associations étudiantes demandent à la mairie des mesures contre les piqûres de GHB

SECURITE Une vingtaine de bureaux des élèves interpellent la municipalité sur les moyens de lutter contre la recrudescence du « fléau du GHB »

J. Le.
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Les services de sécurité ne suffisent pas toujours dans les bars et discothèques (illustration).
Les services de sécurité ne suffisent pas toujours dans les bars et discothèques (illustration). — Canva/20 Minutes

22 associations et bureaux des élèves lyonnais ont envoyé une lettre ouverte, ce mercredi, à la municipalité, rapporte Radio Scoop. Dans ce communiqué, les collectifs d'étudiants demandent à Grégory Doucet, maire de la ville, à Mohamed Chihi, adjoint à la sécurité, et à Chloë Vidal, adjointe à la vie étudiante, un renforcement des mesures pour lutter contre le GHB.

Un climat de peur générale « légitime et nauséabond »

Mardi 10 mai, des étudiants de l’école Mbway-Lyon ont été piqués dans un bar de la presqu’île, les conduisant à publier ce communiqué. Les bars et boîtes de nuit, rappellent-ils, ne sont pas toujours suffisants pour gérer la sécurité, encore moins les associations.

Les étudiants de l’ECAM, l’ESSCA, l’IUT Lyon 3, et bien d’autres, sollicitent donc « l’aide et l’accompagnement nécessaires de la municipalité pour lutter contre ce fléau : en accentuant la prévention, en finançant des mesures de sécurité supplémentaires et en renforçant la réglementation en vigueur ».

Depuis quelques mois, le GHB et le phénomène plus récent des piqûres entraînent, selon les mots du communiqué, « un climat de peur générale légitime et nauséabond » dans la deuxième ville étudiante de France. Dimanche 15 mai, un individu avait été surpris avec une seringue au Ninkasi Gerland, où des suspicions de piqûres avaient déjà été rapportées.