Nantes : « Trop proche des habitations », le projet de déchetterie industrielle inquiète à Sautron

CONTESTATION Opposés au projet, des riverains ont lancé une pétition et organisent une réunion, jeudi

Julie Urbach
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Une déchetterie (illustration)
Une déchetterie (illustration) — John MACDOUGALL / AFP
  • Le groupe Brangeon prévoit d'installer une déchetterie sur un terrain de Sautron.
  • Des riverains s'y opposent, craignant des nuisances sonores et un risque de pollution.

« On se dirige vers une situation dramatique… » A Sautron, commune située au nord ouest de Nantes, l’inquiétude monte au sein des membres de l’Aspec. Cette association de riverains, créée il y a quelques mois à peine, se mobilise contre le projet d’installation par la société Brangeon d’une déchetterie industrielle à l’entrée de la commune. « Bien trop proche des habitations, s’agace Jean-Pierre Abgrall, président de l’association. Les premières maisons sont à quelques dizaines de mètres… Il y a tout un lotissement, avec environ 200 personnes qui vivent là. Une résidence hôtelière aussi ! »

Ce que redoutent ces riverains, c’est évidemment les nuisances liées à cette activité et tout ce qui pourrait en découler, comme « les défilés permanents de camions » ou « les installations de grues ». « Ce type de déchetterie, à destination des professionnels, est bien plus grande que celles pour le grand public », redoute Jean-Pierre Abgrall, qui alerte sur un autre risque. « Il y aura inévitablement des problèmes de pollution, estime l’association. Une zone humide se trouve au bout du terrain, avec un petit ruisseau qui prend sa source, vers la Chézine. »

Une réunion publique, jeudi soir

La mairie non plus ne semble pas voir pas d’un bon oeil cette potentielle arrivée. En octobre dernier, elle s’était prononcée contre le projet du groupe Brangeon, soulevant des problématiques de sécurité et de protection de l’environnement. Depuis, elle a refusé de signer le permis de construire, ce que s’apprêterait à contester l’entreprise en saisissant le tribunal administratif, avance l’association Aspec. Le groupe Brangeon, qui attend également un feu vert de la préfecture, n’a pas souhaité donner suite aux sollicitations de 20 Minutes.

En attendant, une pétition, qui a dépassé les 2.000 signatures, a été lancée par le collectif, qui demande la réalisation d’une étude d’impact. En présence de représentants de la ville, les riverains organisent une réunion publique sur le sujet ce jeudi soir à Sautron. Ils se sont aussi lancés dans la recherche de solutions, en essayant de recenser les terrains, ailleurs dans la métropole, qui pourraient accueillir la fameuse déchetterie.