Retraite : Où et comment les Français s’imaginent-ils vieillir ?

ETUDE 46 % des Français de plus de 50 ans craignent de perdre leur autonomie quand ils seront à la retraite, selon une enquête Ifop

20 Minutes avec agence
— 
Des retraités (illustration).
Des retraités (illustration). — GILE MICHEL/SIPA

Comment imaginer sa vie au moment de la retraite ? La question a été posée aux Français par l’Ifop pour le groupe associatif gestionnaire de résidences pour personnes âgées Arpavie. Les résultats de cette étude ont été publiés ce lundi, rapporte Capital.

46 % des personnes interrogées (âgées de 50 ans et plus) font part de leur crainte de perdre leur autonomie dans la vie quotidienne. 18 % craignent une altération de leurs capacités cognitives et 12 % redoutent de ne pas parvenir à boucler les fins de mois. C’est ainsi qu’ils envisagent, dans certaines conditions, de devoir quitter leur domicile. Mais peu de sondés anticipent l’avenir. Ils sont 55 % à mettre de l’argent de côté tandis que 40 % adaptent leur logement pour leur vie future.

38 % des plus de 75 ans prêts à quitter leur domicile

L’inquiétude sur l’avenir est tenace quand les personnes interrogées évaluent leurs conditions de vie au grand âge (75-80 ans pour l’étude). Certaines personnes estiment qu’elles « seront moins bonnes que celles de leurs parents. D’autant que l’allongement de la durée de vie peut aussi augmenter les risques de contracter des maladies ». C’est ainsi que 38 % des plus de 75 ans souhaitent quitter leur logement pour être accueillis dans une résidence pour personnes âgées.

Mais ils ne comptent pas se priver des services. Ainsi, 51 % souhaitent avoir accès facile à un médecin ou un hôpital, 37 % veulent être à proximité de leurs proches et 28 % souhaitent un logement plus adapté au vieillissement. Les sondés citent volontiers les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) à 91 %, devant les résidences services seniors (85 %), l’hébergement familial (75 %) et la colocation entre seniors (75 %).

Même s’il existe une certaine défiance vis-à-vis des Ehpad, les sondés envisagent une résidence idéale. Celle-ci doit être située en centre-ville (59 %), proposer un deux-pièces (59 %) avec un coût mensuel inférieur à 1.500 euros (66 %). Le prix est le deuxième critère de choix (62 %), derrière la présence d’un personnel gentil et bienveillant (64 %).