Covid-19 en Occitanie : Les chiffres baissent, mais en a-t-on fini pour autant avec le coronavirus ?

EPIDEMIE Les professionnels invitent, malgré les bonnes nouvelles, à ne pas baisser la garde

Nicolas Bonzom
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Une application Tous anti-Covid désactivée (illustration)
Une application Tous anti-Covid désactivée (illustration) — Mourad ALLILI/SIPA
  • Les chiffres du Covid-19 baissent, depuis plusieurs semaines, en Occitanie.
  • Le taux d'incidence est passé, en cinq semaines, de 1.210 cas positifs pour 100.000 habitants sur sept jours à 555 cette semaine, dans la région.
  • Les professionnels invitent cependant à ne pas baisser la garde.

Les chiffres du Covid-19 chutent, en Occitanie. Hormis une hausse minime (3 points) entre le 4 et le 10 avril, le taux d’incidence baisse, dans la région, depuis la semaine du 21 au 27 mars. L’indicateur est passé, en cinq semaines, de 1.210 cas positifs pour 100.000 habitants sur sept jours à 555 cette semaine.

Selon le dernier bilan communiqué par l'Agence régionale de santé (ARS), l’activité des équipes hospitalières de la région baisse, elle aussi : 1.870 hospitalisations étaient en cours, mardi (101 de moins en une semaine), dont 123 en réanimation et soins critiques (19 de moins en une semaine). En a-t-on, pour autant, fini avec le Covid-19 ?

« Le virus circule encore »

« Non », répond Jacques Reynes, infectiologue et chef du service des Maladies infectieuses du CHU de Montpellier (Hérault). On n’est pas à l’abri que l’épidémie reprenne de plus belle, « en septembre ou en octobre », note-t-il. « D’autant plus que des variants émergent. Tant que l’épidémie n’est pas à zéro, le risque n’est pas nul. »

Mais, étant donné la baisse significative des indicateurs, il est difficile, poursuit le médecin, de ne pas alléger les mesures liées à l’épidémie. En revanche, « la seule précaution, c’est vis-à-vis des personnes fragiles, les personnes âgées et les personnes qui ont une pathologie qui les exposent à des risques de formes graves, les personnes immunodéprimées ou les personnes qui ont des comorbidités par exemple, explique Jacques Reynes. Il faut qu’elles soient prudentes, quand elles sont dans des espaces confinées. Et les autres doivent l’être aussi, quand elles sont auprès d’elles. »

Si l’ARS se réjouit de cette baisse des indicateurs, elle alerte toutefois, également, ceux qui auraient l’intention de baisser la garde. « Ces perspectives encourageantes ne doivent pas pour autant lever nos bons réflexes de vigilance. Le virus circule encore assez fortement : ce n’est toujours pas le moment d’oublier de nous protéger et de protéger les plus fragiles », indique l’organisme, qui invite tout le monde à maintenir les gestes barrières. Et les personnes de 60 ans à bénéficier d’une nouvelle dose de rappel.