Vaulx-en-Velin : Après l’annonce de la fermeture du site Renault, le préfet demande des comptes au groupe

POLEMIQUE Peu convaincus par les arguments avancés par Renault pour justifier la fermeture du site de Vaulx-en-Velin, Ivan Bouchier, préfet délégué du Rhône délégué à la sécurité, et la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy exigent de rencontrer le groupe

C.G.
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Dans une concession Renault. (illustration)
Dans une concession Renault. (illustration) — ALLILI MOURAD/SIPA

« Des zones de trafic et de non-droit clairement défavorables à [nos] activités » et une clientèle « à faibles revenus » qui n’a donc pas les moyens d’acheter une voiture. Les arguments avancés par le groupe Renault pour fermer le site de Vaulx-en-Velin à la fin de l’année n’ont pas franchement pas convaincu les autorités, à commencer par le préfet du Rhône délégué à la défense et à la sécurité.

Ivan Bouchier a envoyé, mardi soir, un courrier adressé à la direction du groupe et cosigné avec la maire de la commune Hélène Geoffroy. Une missive dans laquelle tous deux exigent des explications.

« Aucune alerte adressée à la police »

« Sans qu’aucun échange préalable n’ait été établi avec les services de l’État et la municipalité, nous avons pris connaissance de cette décision par voie de presse », regrettent-ils conjointement, déplorant vivement « les termes employés » à l’égard de la population : « Nous condamnons la facilité intellectuelle consistant à stigmatiser la commune et ses habitants pour justifier cette décision ».

Ivan Bouchier et Hélène Geoffroy s’étonnent également de n’avoir jamais été informés de problèmes de sécurité. « Aucune alerte en ce sens n’a été adressée, ni à la police nationale, ni aux services municipaux », pointent-ils, désireux de rencontrer les représentants du groupe automobile.