Vaulx-en-Velin : Renault va bientôt fermer son site se trouvant près de « zones de non-droit et de trafic »

AUTOMOBILE Le groupe français justifie la fermeture de son site de Vaulx-en-Velin (Rhône), en décembre prochain, par des raisons de rentabilité mais aussi de sécurité

J.Lau.
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Photo d'illustration d'un site Renault, ici à Grasse (Alpes-Maritimes).
Photo d'illustration d'un site Renault, ici à Grasse (Alpes-Maritimes). — Frederic DIDES/SIPA

Conseillère municipale d’opposition à Vaulx-en-Velin (Rhône), Ange Vidal est particulièrement remontée contre la communication de Renault. Pour justifier son choix de fermer, au 31 décembre prochain, son site vaudais, le groupe automobile français a notamment évoqué, le 15 avril, « des zones de trafic et de non-droit qui sont clairement défavorables à nos activités ». « L’établissement s’entoure aussi d’une population à faibles revenus par foyer, inférieurs à la moyenne nationale », a indiqué Renault en présentant son rapport devant les élus du Comité social et économique (CSE).

« Je suis abasourdie par de tels propos, que je ne laisserai pas passer car ils sont inacceptables, a réagi Ange Vidal, interrogée lundi par Le Progrès. Comment un groupe comme Renault, dont l’Etat est actionnaire et qui touche suffisamment d’aides, peut-il se permettre de discriminer la population d’une ville, de la stigmatiser ? »

Le site de Vaulx-en-Velin compte 105 salariés

L’élue a interpellé lundi des sénateurs, ainsi que la Région et la métropole de Lyon, pour dénoncer cette attitude. Le groupe français a d’ailleurs présenté ses excuses, en reconnaissant « une formulation maladroite ».

La direction de Renault a assuré que les 105 salariés travaillant sur la concession et les ateliers de Vaulx-en-Velin la Soie ne seraient pas licenciés mais reclassés sur l’agglomération lyonnaise. Le groupe s’appuie en effet sur trois autres sites autour de Lyon, dans le 9e arrondissement, à Vénissieux et à Rillieux-la-Pape.