Grippe aviaire : Des abattages dans les Deux-Sèvres dans le but de préserver des sites de reproduction de volailles

ELEVAGE 42 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène ont été confirmés dans les Deux-Sèvres depuis l’arrivée du virus dans ce département à la mi-février

20 Minutes avec AFP
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Illustration d'une exploitation de poules.
Illustration d'une exploitation de poules. — Tristan Reynaud/SIPA
  • Des dépeuplements sont prévus dans 215 élevages des Deux-Sèvres pour protéger des sites de reproduction qui servent à alimenter de nombreux élevages français et qui sont installés dans ce département.
  • Des abattages préventifs dans des élevages où aucun cas n’a été détecté vont être réalisés par précaution et pour établir un « cordon sanitaire » autour des sites sensibles.
  • Depuis cet hiver 1.300 foyers de grippe aviaire ont été identifiés en France.

La grippe aviaire continue de faire des ravages. Quelque 215 élevages de volailles des Deux-Sèvres vont être dépeuplés afin de « protéger » des « sites de reproduction » du département d’une contamination par la grippe aviaire, a-t-on appris mardi auprès de la préfecture des Deux-Sèvres. Ces sites font l’objet d’une attention particulière car ils fournissent en jeunes volailles des élevages de la France entière.

42 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène ont été confirmés dans les Deux-Sèvres depuis l’arrivée du virus dans ce département à la mi-février et un million de volailles y ont été abattues, selon la préfecture, qui assure que « la progression de l’épidémie reste maîtrisée » mais qu’elle est « continue ».

« Garantir l’avenir de la filière »

« On fait une sorte de cordon sanitaire autour des sites sensibles dans lesquels on abat préventivement des élevages qui sont sains, dans lesquels il n’y a pas eu de cas détecté, pour être sûr qu’il n’y ait pas un foyer autour d’un site couvoir ou élevage de reproducteurs », a expliqué la préfète Emmanuelle Dubée. 215 élevages sont concernés par cette deuxième phase. La première avait conduit à des abattages dans 41 élevages.

Pour Emmanuelle Dubée, « cette mesure est nécessaire pour garantir l’avenir de la filière » et la pérennité de l’activité d’élevage avicole. Il s’agit de faire en sorte que « l’ensemble des élevages puissent avoir de nouveau des petits poussins et canetons pour pouvoir recommencer dans de bonnes conditions ». « C’est dur à entendre évidemment pour les éleveurs concernés même s’ils sont en partie bien indemnisés », a-t-elle concédé.

La Vendée et ses départements limitrophes, comme les Deux-Sèvres, regroupent 836 foyers sur les 1.300 confirmés en élevage en France depuis cet hiver, selon des chiffres du ministère de l’Agriculture. A fin mars, plus de dix millions de volailles avaient été abattues en France.

L’épizootie se propage aussi en Dordogne, où 34 foyers ont déjà été confirmés depuis l’apparition du virus il y a moins de trois semaines et où 240.000 volailles ont été abattues, selon la préfecture. Le virus est également présent dans les départements limitrophes du Lot (35 foyers), du Lot-et-Garonne (4), de Corrèze (3) et de Haute-Vienne (1). La situation s’est en revanche stabilisée dans la première grande zone d’élevage touchée cet hiver, le sud-ouest (Landes, Pyrénées-Atlantiques, Gers, Hautes-Pyrénées).