Les vapoteuses jetables mauvaises pour la santé et l’environnement, alerte 60 millions de consommateurs

PUFF La promotion de ces cigarettes électroniques jetables est de plus en plus visible sur les réseaux sociaux fréquentés par les jeunes

20 Minutes avec agence
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Une puff, cigarette électronique d'un nouveau genre (illustration).
Une puff, cigarette électronique d'un nouveau genre (illustration). — Marshall Ritzel/AP/SIPA

Les « puffs », ces cigarettes électroniques jetables, séduisent de plus en plus les jeunes. Un phénomène qui inquiète aussi bien au niveau sanitaire, que d’un point de vue écologique, explique 60 millions de consommateurs.

En effet, les adolescents seraient friands de ces petits gadgets aux goûts originaux. Coûtant moins de 10 euros, ces vapoteuses jetables que l’on peut acheter facilement, même en étant mineur, se revendraient sous le manteau dans les cours de récré. Or, elles ne sont pas sans risques. Si les effets de l’inhalation des arômes sont encore méconnus, la plupart contiennent de la nicotine.


Un manque de mise en garde

Une mère de famille a écrit à nos confrères pour s’indigner contre le manque de mise en garde. Son fils de 12 ans aurait acheté une « puff » contenant 20 mg/ml de nicotine. Soit la teneur maximale en nicotine autorisée en Europe. Mais alors que cela était indiqué en tout petit, elle a déploré le fait « qu’il n’y a pas au moins un symbole sur l’objet qui indique la dangerosité du produit ».

Par ailleurs, la ressemblance de ces cigarettes électroniques avec de vraies cigarettes, dont se vantent les fabricants, fait craindre que des jeunes non-fumeurs deviennent dépendants à la nicotine et finissent par se tourner vers le tabac.

Une menace pour la planète

Ces vapoteuses jetables pourraient aussi avoir des conséquences environnementales. Bien qu’il soit précisé qu’il faut les jeter en déchetterie ou dans des collecteurs spécialisés, il est fort à parier que la plupart des consommateurs les jettent dans des poubelles classiques. Or, les « puffs », comme tous les déchets électroniques, constituent une menace sérieuse pour la planète.

Face à la promotion grandissante de ces cigarettes électroniques sur les réseaux sociaux, le ministère de la Santé, qui a rappelé le 17 mars dernier que « la publicité et la promotion de produits du vapotage sont interdites », a fait un signalement à la justice.