Nord : Les gendarmes n’en finissent plus de sortir des épaves de voitures de l’eau

NETTOYAGE Comme chaque année, les cours d’eau de la région sont inspectés et débarrassés des nombreuses épaves de véhicules qui y ont été abandonnées et qui perturbent la circulation fluviale

Mikaël Libert
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Les épaves sont remontées et hissées sur une péniche.
Les épaves sont remontées et hissées sur une péniche. — VNF

Vider les cours d’eau des épaves de véhicules est un travail sans fin auquel se livrent, chaque année, la gendarmerie et Voies navigables de France (VNF). Rien que dans les Hauts-de-France, une centaine de voitures sont repêchées chaque année. En ce début de printemps, c’est sur une partie de la rivière Sambre, dans le Nord, que les plongeurs de la gendarmerie s’affairent à sortir les (nombreuses) carcasses de l’eau.

Cette nouvelle campagne d’enlèvement d’épaves a été lancée, lundi, et doit se terminer ce jeudi soir. L’année dernière, c’était un tronçon de la Scarpe, du côté de Douai, qui avait été ciblé. Cette fois, l’opération se focalise sur la Sambre, entre Maubeuge et Marpent, soit une quinzaine de kilomètres.

Une cartographie sous-marine établie par VNF

Et ce tronçon n’a pas été choisi par hasard. VNF a procédé à des sondages de profondeur des canaux qui lui ont permis d’établir une véritable cartographie des épaves qui se trouvaient au fond. On appelle ça la bathymétrie. Une fois les carcasses localisées et leur nombre déterminé, il ne restait plus qu’à les extraire à l’aide d’une péniche équipée d’une grue. En une semaine, pas moins de 17 épaves ont été sorties de l’eau. Un chiffre important que VNF explique par le fait que « ce secteur est le plus urbanisé de la Sambre ».

Sauf que cela ne peut se faire sans les gendarmes, notamment pour des questions légales. En effet, la plupart des véhicules immergés sont volés. Plus rarement, il peut s’agir d’escroqueries à l’assurance, voire de scènes de crimes ou de suicide avec les macabres découvertes que cela implique.