Réseaux sociaux : Une étude identifie quand les adolescents sont les plus fragiles psychologiquement

SANTÉ MENTALE L’étude pointe deux périodes charnières dans la vie des jeunes, durant lesquelles l’utilisation des réseaux sociaux peut avoir des effets négatifs

20 Minutes avec agence
Réseaux sociaux (illustration)
Réseaux sociaux (illustration) — Pixelkult / Pixabay

Une nouvelle étude publiée ce lundi dans la revue scientifique Nature s’est intéressée aux conséquences de l’utilisation des réseaux sociaux sur les adolescents. Les effets potentiellement néfastes pour la santé mentale ont été particulièrement analysés.

L’étude a porté sur 84.000 volontaires de 10 à 80 ans résidant au Royaume-Uni, rapporte The Verge relayé par BFMTV. Elle tisse un parallèle entre l’utilisation des réseaux sociaux et une santé mentale dégradée chez les 17.000 individus de 16 à 21 ans et interrogés pour l’occasion.

Un sujet encore obscur

Les chercheurs ont en effet constaté que l’impact négatif des plateformes est plus fort chez les ados en pleine puberté et chez les jeunes en train de quitter le foyer familial. « L’adolescence est un moment-clé dans les évolutions cognitives, biologiques et sociales », analyse une chercheuse, coautrice de l’étude. « Ces changements interagissent avec les réseaux sociaux d’une manière très intéressante. »

Les réseaux sociaux sont accusés depuis plusieurs mois de ne pas se responsabiliser vis-à-vis des effets néfastes qu’ils peuvent avoir sur la psychologie des jeunes. En octobre dernier, le Congrès américain a auditionné plusieurs responsables d’Instagram, TikTok ou encore Snapchat à ce sujet.

Des initiatives ont depuis été prises par les géants du Web pour sensibiliser les utilisateurs, notamment en les invitant à prendre des pauses lorsqu’ils ont passé un long moment sur l’application. Mais à ce jour, la majorité des entreprises concernées refuse encore de publier les rapports internes relatifs à ces problématiques, note BFMTV.