Affaire Orpea: Le PDG présente ses excuses aux résidents et à leurs familles

MALTRAITANCE Depuis la sortie du livre Les Fossoyeurs, le groupe est sous le feu des critiques

20 Minutes avec AFP
De nombreux témoignages sont accablants dans l'affaire des Ehpad Orpea
De nombreux témoignages sont accablants dans l'affaire des Ehpad Orpea — Eduardo Barrios / Unsplash

Orpea, qui gère 1100 établissements à travers le monde dont 220 Ehpad en France, est sous le feu des critiques depuis la parution du livre Les Fossoyeurs (Ed. Fayard) il y a deux mois. Mais il va aussi avoir maille à partir avec la justice. Après un rapport commandé à l’Igas et à l’IGF sur le fonctionnement du groupe, l’État a saisi le procureur de la République concernant la gestion du groupe d’Ephad.

Dans un entretien au Figaro, Philippe Charrier, PDG d’Orpea, reconnaît certains dysfonctionnements et présente ses excuses aux résidents et à leurs familles. Mais il estime qu’Orpea n’a pas enfreint la loi. « Nous prenons acte de la décision de la ministre de transmettre le rapport au procureur de la République. Cela nous permettra de nous exprimer le moment venu, de faire valoir nos droits, de collaborer avec la justice. Nous regrettons que le rapport définitif ne soit ni rendu public, ni mis à disposition des parties prenantes. Il permet de conclure en effet qu’il n’y a pas chez Orpea de système organisé qui aboutirait à de la maltraitance ».

Dans Les Fossoyeurs, le journaliste indépendant Victor Castanet, qui a enquêté pendant trois ans sur le groupe de maisons de retraite et de cliniques privées Orpea, accusait le groupe de mettre en place une « maltraitance institutionnelle » envers ses résidents. Des accusations que le PDG du groupe s’attache à démentir au Figaro s’appuyant sur le rapport de l’Igas et l’IGF : « À cet égard, les allégations les plus choquantes du livre de Victor Castanet sont battues en brèche : le rationnement des protections urinaires n’est pas avéré. Le rapport dit clairement que notre prévention des escarres n’est pas un sujet : seuls 3,4 % des résidents portent des pansements à escarres, c’est un taux modéré. Il note que 82 % de nos Ehpad ont un médecin coordonnateur, alors que la moyenne nationale est de 67 % », affirme-t-il.