Lyon : Lancé en décembre, le Trenitalia entre Lyon et Milan est sur les bons rails

VOTRE VIE, VOTRE AVIS Le train à grande vitesse Frecciarossa de Trenitalia, qui circule entre Paris et Milan, fait des heureux si l’on en croit nos lecteurs qui ont emprunté cette ligne

Jennifer Lesieur
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Le Frecciarossa de Trenitalia est un sérieux concurrent au TGV de la SNCF sur l'axe Paris-Lyon.
Le Frecciarossa de Trenitalia est un sérieux concurrent au TGV de la SNCF sur l'axe Paris-Lyon. — PATRICK LEVEQUE/SIPA
  • Lancée en décembre 2021, la ligne Paris-Milan avec Trenitalia a permis à de nombreux lyonnais de partir en escapade italienne en 4h30 de trajet.
  • Faisant concurrence à la SNCF, les tarifs d’appel très avantageux ont également profité aux voyageurs entre Paris et Lyon.
  • Nos lecteurs ont globalement apprécié cette nouvelle offre ferroviaire, même si des détails sont encore à peaufiner.

Depuis le 18 décembre dernier, Trenitalia propose des lignes directes entre Paris et Milan, en passant par Lyon, Chambéry et Modane. Nous avons demandé à nos lecteurs ce qu’ils ont pensé de cette nouvelle offre ferroviaire, et leurs retours plutôt positifs montrent que le Frecciarossa de Trenitalia est devenu un réel concurrent au TGV de la SNCF. La fréquence des trains sera d’ailleurs augmentée dès avril.

Des rames propres et un prix imbattable

« J’ai adoré », écrit Alice. « Le train est spacieux, lumineux, calme. La classe économique équivaut à la première classe d’un TGV… et le prix est imbattable. Le choix est vite fait ! » Mario, lui, a été « surpris de voir un agent devant chaque porte d’entrée du wagon ». Il a aussi voyagé en seconde : « Belle entrée spacieuse, le train sent le propre et le neuf, le siège n’est pas exceptionnel mais le prix était intéressant. Il y a des prises partout. Plusieurs écrans sont placés au plafond afin de savoir où nous en sommes dans notre parcours. »

Pascal a apprécié le « confort et le service exceptionnels » de la classe premium : « On s’occupe de mes lourds bagages, on me propose boissons et repas gratuits sur un menu. Les sièges sont inclinables et rotatifs pour choisir d’être dans un sens ou dans l’autre pour regarder le paysage. Ponctualité et information précise s’il y a un léger retard ! »

Mieux vaut gérer sa réservation en ligne qu’en gare

Ronan, qui a testé les deux classes, affirme que « la standard suffit, sauf si comme moi vous prévoyez de travailler et que tous vos outils sont en ligne. Dans ce cas-là prenez la business, la connexion internet marche beaucoup mieux, vous pourrez tenir des visioconférences sur tout le trajet à l’exception de quelques tunnels. Enfin mention spéciale pour le café à bord qui est à la hauteur de la réputation du café italien ».

Le bémol, pour Stéphane, c’est « la commercialisation des billets. Tant que vous achetez en ligne tout est parfait, par contre dès que vous achetez votre billet en gare il faut éviter tout changement car vous serez obligé de repasser en gare. Et sachant qu’il n’y a que deux points de vente, un à Lyon et l’autre à paris, il ne faut pas se louper. »

Un service et un espace encore perfectibles

D’autres passagers sont plus mesurés : « Rien de mieux, rien de pire » pour Fred. « Beaucoup de bruit pour pas grand-chose de plus. La SNCF est très bien. » Daniel, qui vit à Modane, regrette de ne pas pouvoir « réserver et prendre ce train au départ de Modane pour Chambéry ou Lyon Part Dieu, alors qu’il est affiché dans ma gare ».

Laurent a trouvé « scandaleux » la non-réactivité de Trenitalia en cas de correspondance manquée : « Milan-Lyon un dimanche soir, quasiment 2 heures de retard, je rentrais sur Bourg-en-Bresse ensuite, je n’avais plus de train. Planté à Lyon ! Trenitalia m’a dit : pas de correspondance, donc cela ne nous concerne pas. »

Pour Aurélien, « le siège de la classe standard du Frecciarossa est très dur. La rame est également très lumineuse, voire trop à mon goût pour pouvoir se reposer. La tablette est trop petite pour accueillir un ordinateur portable de 15,6 pouces. Enfin, j’ai aussi trouvé la rame assez bruyante par rapport à un TGV ». Plusieurs passagers se sont plaints en outre d’annonces trop longues, en trois langues qui plus est. Mais c’est bien peu de choses pour Ronan : « J’ai rencontré une belle Italienne qui habite au sud de Turin alors que je vis à Paris, autant dire que cette liaison est salutaire pour notre relation. »