Guerre en Ukraine : La demande d’abri antiatomique explose en France

BUNKER Les places dans les abris existants se sont remplies vite et les prix pour la construction se sont envolés

20 Minutes avec agence
Une personne à l'entrée d'un abri antiatomique. (illustration)
Une personne à l'entrée d'un abri antiatomique. (illustration) — 20 MINUTES/SIPA

La guerre en Ukraine a des conséquences directes sur les priorités des Français. Depuis le début du conflit, de nombreux habitants s’intéressent ainsi aux abris antiatomiques, rapporte Le Parisien.

La fréquentation du site Internet de Bünkl, un des spécialistes en matière de construction de bunkers, a bondi de 4.000 % depuis fin février. Dans l’Essonne, un homme qui avait construit en 2014 un abri pouvant abriter 70 personnes dans son jardin l’a rempli en quelques jours de futurs locataires alors que le bunker n’était presque pas loué avant.

Des prix en très forte hausse

L’entreprise de cet homme, Amesis Bat, est en plein essor. Une demande arrive toutes les vingt minutes. Selon le dirigeant de Bünkl, les Français ont le sentiment que « c’est à eux de prendre les choses en main ». Alors que la France est le deuxième pays au monde avec le plus de réacteurs nucléaires, le territoire dispose de très peu d’abris antiatomiques.

En Suisse, il était en comparaison obligatoire de disposer d’un tel « logement » jusqu’en 2006. Avec l’explosion de la demande, les prix ont connu une forte hausse. Il faut désormais débourser 79.000 euros pour 14 m² et 100.000 euros pour 20 m² chez Bünkl. Chez un concurrent, la note grimpe à 149.000 euros pour moins de 7 m², soit plus de 21.000 euros le mètre carré.