Rouen : Une école privée hors contrat fermée par la préfecture de Seine-Maritime

EDUCATION L’établissement scolaire, situé à Rouen (Seine-Maritime), n’aurait pas pris les mesures nécessaires pour assurer « des apprentissages suffisamment rigoureux et sérieux »

20 Minutes avec agences
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Une classe d'école (Illustration).
Une classe d'école (Illustration). — Clearpix/Shutterstock/SIPA

L’école a été contrôlée trois fois, récemment, par l’académie de Normandie : en février 2021, en septembre 2021 et en janvier 2022. Les résultats n’étaient définitivement pas à la hauteur. La préfecture de Seine-Maritime annonce avoir pris la décision de fermer un établissement scolaire privé hors contrat, à Rouen. Les inspections auraient démontré « que les enseignements dispensés dans cet établissement » (Educ’et Valeurs) ne permettaient pas aux élèves « des apprentissages suffisamment rigoureux et sérieux ».

Située place du Châtelet, dans un Quartier de reconquête républicaine (QRR), note Ouest-France, l’école élémentaire avait ouvert en 2014 et aurait déjà été mise en demeure à plusieurs reprises. Elle accueillait 14 élèves cette année.

« Des carences énormes en termes de pédagogie »

Les vérifications ont été effectuées en s’appuyant sur l’action des Clir départementales (cellules de lutte contre l’islamisme et le repli communautaire), pilotées par les préfets de département, indique Paris Normandie qui évoque « des carences énormes en termes de pédagogie ».

Selon le quotidien régional, l’école – qui avait lancé une cagnotte en ligne afin d’agrandir l’établissement et de créer un collège – se présentait comme « tenant compte du bien-être et de l’épanouissement de chaque enfant, en développant son autonomie et en respectant son rythme de développement intellectuel », et comme le « prolongement de l’éducation dispensée au sein de la famille, élément essentiel à la réussite du projet ».

L’établissement n’aurait pas réajusté son programme pédagogique, « rendant impossible l’acquisition du socle aux enfants qui y sont scolarisés ». La préfecture précise qu’elle a pris « les mesures nécessaires » pour s’assurer de la rescolarisation sans délai dans un autre établissement des 14 enfants.