Belgique : Les occupants de la voiture qui a tué 6 personnes revenaient de boîte de nuit

ENQUÊTE Les investigations de la police belge progressent dans l'enquête sur la mort de 6 personnes, fauchées par une voiture à la Louvière alors qu'elles préparaient le carnaval

Mikaël Libert
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La rue de Strépy-Bracquegnies où 6 personnes ont été tuées par un chauffard.
La rue de Strépy-Bracquegnies où 6 personnes ont été tuées par un chauffard. — Shutterstock/SIPA
  • Six personnes sont mortes fauchées par une voiture folle, dimanche matin, en Belgique.
  • Le conducteur du véhicule et son passager ont été interpellés dans la foulée.
  • Les premiers éléments de l’enquête indiquent que les mis en cause revenaient d’un dancing.

Au lendemain du drame qui a coûté la vie à 6 personnes à Strépy-Bracquegnies, un quartier de la commune de la Louvière, dans le sud de la Belgique, les investigations de la police permettent d’éloigner encore l’hypothèse d’un acte terroriste. 20 Minutes fait le point sur ce que l’on sait.

Dimanche matin, tôt, un groupe de 150 à 200 personnes parcourait les rues de Strépy-Bracquegnies pour procéder au ramassage des Gilles, ces personnages du carnaval local. La fête devait avoir lieu dans le courant de la journée.

Un bilan provisoire qui reste à 6 morts

Vers 5h, une BMW série 5 noire a déboulé « à grande vitesse » à l’arrière d’un groupe composé de plusieurs dizaines de personnes. Le véhicule a percuté la foule sans ralentir avant de prendre la fuite. Le bilan est terrible, puisque ce lundi matin on déplore six morts, 10 blessés graves, dont un se trouve dans le coma, et 26 autres « à des stades divers » a déclaré, dimanche midi le procureur du Roi.

Rapidement, les forces de l’ordre ont pu rattraper la voiture folle. Deux hommes ont été interpellés, âges de 34 ans et de 32 ans. Dans une conférence de presse tenue en fin de matinée, dimanche, le procureur du Roi a indiqué que la piste terroriste n’était pas privilégiée, notamment parce que les deux individus n’étaient pas connus des services de police pour de tels faits ou pour une quelconque radicalisation. Pour autant, à ce stade, les mis en cause n’avaient pas encore été entendus. Néanmoins, un juge d’instruction a été saisi pour ouvrir une enquête du chef de « meurtre ».

Les occupants de la voiture « revenaient d’un dancing »

En fin d’après-midi, les nouvelles informations fournies par le parquet éloignaient encore davantage la piste terroriste. En effet, le procureur du Roi a indiqué que les deux occupants de la voiture, originaires de la Louvière, « revenaient d’un dancing » et qu’ils venaient de déposer une amie 1 km avant le lieu du drame. Des analyses sanguines ont été diligentées sur le conducteur de la BMW pour déterminer s’il avait consommé de l’alcool ou des stupéfiants. Les résultats sont attendus ce lundi dans la journée.

L’hypothèse d’un conducteur sous l’empire d’un état alcoolique ou sous l’emprise de stupéfiants pourrait expliquer que celui-ci n’ait pas été entendu rapidement par la police. Par ailleurs, si les analyses s’avéraient positives, l’enquête pour meurtre pourrait être requalifiée en « homicide involontaire ». Cette requalification sera laissée à l’appréciation de la juge d’instruction devant laquelle les mis en cause seront présentés, ce lundi après-midi. Mais il restera de nombreux points à éclaircir, notamment de savoir pourquoi le conducteur de la BMW ne s’est pas arrêté à la vue de ce groupe de personnes.