Prix des carburants : Il ferme sa station-service pour ne pas avoir à vendre à 2,50 euros le litre

PAS VROUM Ce samedi, Brut, partenaire de « 20 Minutes », rencontre un pompiste vent debout contre les récentes hausses de prix

20 Minutes avec Brut
La guerre en Ukraine a provoqué une augmentation des prix des carburants
La guerre en Ukraine a provoqué une augmentation des prix des carburants — IADE-Michoko / Pixabay

Face à l’augmentation du prix des carburants, le premier ministre Jean Castex a annoncé qu’une remise à la pompe de 15 centimes par litre s’appliquerait à partir du 1er avril. C’est bien trop tard pour Olivier Thomas, garagiste, concessionnaire et pompiste en Haute-Loire : la vente de carburant représentant près de 15 % de son activité, il a tout bonnement décidé d’arrêter provisoirement d’en proposer !

« On était à 1,80 euro il y a 10/15 jours de ça, alors passer à 2,50 euros, je trouve ça inadmissible, s’insurge-t-il. C’est pour ça qu’au bout d’un moment, je me suis dit : il faut arrêter ! ». Dont acte. D’autant que le poste carburant n’est pas celui qui lui rapporte le plus : « je vends, allez, 15.000 litres par mois ; prenez une calculatrice et multipliez 15.000 litres par 0,03 centime d’euro, vous allez voir ce que je gagne. C’est dérisoire ».

Le blocage des prix est-il la solution miracle ?

« Les crises de 2000, 2008, 2012, on les a prises dans la gueule et on a survécu à tout ça, rappelle Olivier Thomas. Pour moi, la solution, c’est de bloquer les prix. Ça fait 20 ans qu’on se casse les pieds avec ça et que personne ne trouve de solution. Bloquons les prix sur les carburants puisqu’on arrive à le faire sur le gaz et sur l’électricité ! ».

Découvrez les difficultés dont est victime sa profession dans cette vidéo de notre partenaire Brut.



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