Agression d'Yvan Colonna : Jean Castex lève son statut de « détenu particulièrement signalé »

STATUT Matignon a annoncé ce mardi soir qu'Yvan Colonna n’est plus considéré comme « détenu particulièrement signalé »

20 Minutes avec AFP
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La Premier ministre Jean Castex à l’Assemblée nationale, le 22 février 2022.
La Premier ministre Jean Castex à l’Assemblée nationale, le 22 février 2022. — ISA HARSIN/SIPA

Le militant indépendantiste Yvan Colonna, entre  la vie et la mort après avoir été très grièvement blessé en prison, n’est plus considéré comme « détenu particulièrement signalé » (DPS), a annoncé ce mardi soir Matignon.

Ce statut, qui empêchait son rapprochement vers une prison corse, était contesté depuis des années par Yvan Colonna, condamné à la perpétuité pour l’assassinat du préfet Erignac en 1998. « Cette décision (…) se fonde sur la particulière gravité de la situation de santé d’Yvan Colonna et s’appuie sur l’avis rendu ce jour par la commission de la maison centrale d’Arles », a indiqué Matignon. Elle apparaît comme un geste symbolique et d’apaisement, confirme une source gouvernementale, au moment où de nouvelles manifestations de colère ont éclaté ce mardi en Corse.

« Des signes d’apaisement »

Depuis l’agression d’Yvan Colonna il y a une semaine, les circonstances de cette « tentative d’assassinat », qui fait l’objet d’une information judiciaire, ont suscité de nombreuses manifestations sur l’île, les nationalistes et la famille d’Yvan Colonna accusant l’Etat d’une « responsabilité accablante ».

« Le processus pacifique de dialogue politique doit s’accompagner de la part du » gouvernement français « de signes d’apaisement », avait auparavant déclaré la Ligue des droits de l’homme de Corse, en faisant référence notamment aux demandes de rapprochement vers une prison corse de deux autres membres du commando qui a tué le préfet Erignac, un rapprochement déjà réclamé par plusieurs députés de tous bords politiques.

A Paris, les députés ont annoncé qu’ils auditionneraient de hauts responsables de l’Administration pénitentiaire « sur les conditions de surveillance » d’Yvan Colonna qui purgeait sa peine à la prison d’Arles, quand il a été agressé par un codétenu condamné pour terrorisme.