Coronavirus dans l’Hérault : L’épidémie de Covid-19 est en baisse, mais les chiffres restent hauts

EPIDEMIE Depuis fin janvier, l’épidémie connaît une baisse ininterrompue dans le département

Nicolas Bonzom
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Un panneau indiquant que le port du masque est obligatoire, à Montpellier (Archives)
Un panneau indiquant que le port du masque est obligatoire, à Montpellier (Archives) — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Si le taux d’incidence est toujours très haut, dans l’Hérault, l’épidémie est en baisse. Lundi, il était de 527 cas pour 100.000 habitants. Une semaine plus tôt, il était de 597.
  • A l’hôpital, aussi, la tension décroît : mardi, il y avait 37 patients hospitalisés en raison du Covid-19 au CHU de Montpellier, contre 50 le 1er mars.
  • L’ARS appelle toutefois à rester vigilant, car le virus circule encore.

On aurait presque tendance à oublier que le Covid-19 sévit encore. Et pourtant, le taux d’incidence est toujours largement au-dessus du seuil d’alerte (50), dans la quasi-totalité des départements français (sauf en Guyane et à Mayotte). Dans l'Hérault, comme dans la plupart des territoires de la moitié sud de la France, la tendance est toutefois à la baisse. Lundi, le taux d’incidence dans le département était de 527 cas pour 100.000 habitants, sur les sept derniers jours. Une semaine plus tôt, il était de 597.

« Depuis fin janvier, nous avons une baisse ininterrompue, confie Alexandre Pascal, le directeur départemental de l'Agence régionale de santé (ARS) dans l’Hérault. Mais nous étions montés très, très haut. » Jusqu’à un taux d’incidence de 3.700, un chiffre qui n’avait jamais été atteint lors des vagues précédentes. « Pour vous donner un ordre d’idée, lors de la quatrième vague, qui avait été particulièrement virulente [dans l’Hérault], en juillet et en août, nous étions montés à 620 », poursuit Alexandre Pascal.

La tension à l’hôpital en baisse, aussi

Un autre indicateur est en baisse, lui aussi : le taux de positivité. Dans l’Hérault, 18,8 % des personnes qui se sont fait tester étaient positives, selon le dernier chiffre disponible, lundi. Une chute d’une quinzaine de points, par rapport à la fin du mois de janvier, où le taux de positivité avait dépassé les 32 % dans le département.

A l’hôpital de Montpellier, la tension s’éloigne aussi, peu à peu. Mardi, il y avait 37 patients hospitalisés en raison du Covid-19, dont 16 en soins critiques, contre 50 le 1er mars, indique Jacques Reynes, le chef du service des Maladies infectieuses. Son service reste impacté. « Mais c’est certain que pour les autres services, poursuit-il, c’est un soulagement. Cela permet de retrouver une activité à peu près normale. »

« Il faut rester vigilant »

Mais pourquoi l’hôpital souffle-t-il, alors que les taux d’incidence sont encore si hauts ? « Le variant Omicron est très contagieux, mais, visiblement, moins virulent, donc, forcément, ça joue », explique Alexandre Pascal. Mais surtout, c’est la vaccination qui fait toute la différence, pour le représentant de l’ARS dans l’Hérault. « Nous avons un taux de vaccination qui est très important, et on sait que le vaccin réduit les risques de formes graves », poursuit Alexandre Pascal. Deux facteurs qui font que la tension, à l’hôpital, est beaucoup moins importante que les vagues précédentes.

Mais si on tombe le masque, la vigilance est toujours de mise. « On peut voir comme une bonne nouvelle l’assouplissement des mesures sanitaires, mais il faut rester vigilant, le virus circule encore », confie Alexandre Pascal. Jacques Reynes se dit, de son côté, « relativement optimiste ». « Nous sommes dans une courbe descendante », confie le médecin, qui appelle toutefois les personnes très âgées, immunodéprimées ou souffrant de comorbidités à continuer de « porter un masque, dans les lieux clos, où elles ne peuvent pas s’assurer que les personnes autour d’elles ne sont pas contaminées ».