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MENUS VERTUEUXDes repas scolaires 50 % bio et 100 % végétariens dès la rentrée 2022

Lyon : Les cantines scolaires serviront des repas 50 % bio et jusqu'à 100 % végétariens dès septembre 2022

MENUS VERTUEUXLa ville proposera aux 129 cantines scolaires lyonnaises deux repas au choix, dans le cadre d’un projet pédagogique global autour de l’alimentation
La viande et le poisson ne seront proposés que deux fois par semaine.
La viande et le poisson ne seront proposés que deux fois par semaine. - SYSPEO/SIPA / SIPA
Jennifer Lesieur

Jennifer Lesieur

L'essentiel

  • La mairie EELV de Lyon a élaboré des repas scolaires favorisant le bio, le local, les circuits courts et une plus forte proportion de cuisine « maison ».
  • Ces menus vertueux, disponibles dès la rentrée, s’inscrivent dans une démarche éducative plus large, allant « du champ à l’assiette ».
  • Des ateliers complémentaires sensibiliseront les enfants lyonnais à la traçabilité des produits et à ce que deviennent leurs déchets.

«Sensibiliser les enfants du champ à l’assiette » : c’est le mot d’ordre de la municipalité EELV de Lyon, qui a dévoilé ce mardi sa nouvelle offre pour les cantines scolaires, proposée dès septembre 2022. Elior, leadeur français de la restauration collective, a été choisi pour distribuer 26.500 repas par jour, issus de produits à 50 % bio et pour moitié d’origine locale. Les enfants auront le choix entre deux menus : le « petit bouchon », 50 % végétarien, qui proposera de la viande ou du poisson deux jours par semaine, et le « jeune pousse », 100 % végétarien, comprenant des œufs et des produits laitiers pour garantir un apport suffisant en protéines.

Plus de produits locaux, moins de produits transformés

50 % de l’approvisionnement sera local, à moins de 200 km de la cuisine centrale de Rillieux-la-Pape, pour laquelle la ville va investir pour 4 millions d’euros de matériel nécessaire à la cuisson de certains produits bruts. Les gratins, purées et compotes seront ainsi élaborés sur place, pour diversifier les plats et les rendre plus sains. « C’est bon pour la planète, et bon pour la santé des enfants », remarque Gautier Chapuis, délégué à l’alimentation locale. « Nous avons étroitement travaillé avec les agriculteurs et nous continuerons de le faire avec une commission agricole qui se tiendra deux fois par an », a-t-il annoncé.

Henri Chambe, agriculteur à L’Arbresle, est ravi de ce partenariat durable avec la municipalité. « A la base, on n’a pas besoin d’Elior, ni d’exporter », précise-t-il, « mais on se retrouve parfois avec trop de pommes, trop de carottes, ce qui constitue un marché potentiel pour les cantines scolaires ». Le maraîcher est déjà membre de Bio A Pro, une coopérative d’agriculteurs bio qui approvisionnent des professionnels de la restauration. « J’ai changé de fournisseurs et de clients, grâce aux enfants », sourit-il.

Les familles ne paieront pas plus cher

Le bio, c’est cher. Mais « pour garantir la plus grande justice sociale, il n’y aura pas d’impact sur le coût pour les familles », promet Stéphanie Léger, adjointe au maire déléguée à l’éducation, qui souhaite « éduquer les enfants lyonnais à une alimentation saine et responsable ». Cette offre s’inscrit en effet dans un projet pédagogique plus large, visant à former les futurs consommateurs. « Il nous paraît essentiel d’expliquer aux enfants pourquoi le bio est meilleur pour la santé, pourquoi le local est meilleur pour la vie économique », poursuit l’adjointe. « Nous souhaitons les emmener dans des fermes, dans des champs, pour leur expliquer les enjeux du gaspillage alimentaire, le tri, la récupération des biodéchets… »

Si l’objectif affiché est de proposer 100 % de produits bio et de saison dans les cantines en 2026, certains aliments impossibles à produire localement, comme les bananes ou le riz, resteront sur les plateaux. Reste à connaître l’accueil que les élèves réserveront à ce supplément de légumes… « On a aussi travaillé avec eux, ils ont testé différents plats proposés par nos prestataires », indique Stéphanie Léger. Que les enfants soient rassurés : ils pourront toujours préférer les frites à la purée de carottes.

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