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AME SŒURNavis Fidelis, un site de rencontre pour catholiques en toute bonne foi

Lyon : Navis Fidelis, un site de rencontre en toute bonne foi pour catholiques pratiquants

AME SŒURLancé début février à Lyon, Navis Fidelis veut permettre aux catholiques pratiquants célibataires de se réunir, en privilégiant les rencontres dans la vraie vie
Les catholiques pratiquants représentent 3% de la population française.
Les catholiques pratiquants représentent 3% de la population française. - SICCOLI PATRICK/SIPA / SIPA
Jennifer Lesieur

Jennifer Lesieur

L'essentiel

  • Cofondé par un abbé du diocèse de Lyon et un doctorant en informatique, le site Navis Fidelis veut favoriser les rencontres entre catholiques pratiquants célibataires.
  • Pour rassurer les réfractaires aux sites traditionnels, des événements en présentiel remplacent les « tchats » pour trouver l’âme sœur.
  • En moins d’un mois d’existence, Navis Fidelis a dépassé ses premières estimations et compte déjà des adeptes dans toute la France.

Pour trouver l’âme sœur, beaucoup de croyants s’en remettent à la providence. Lorsque celle-ci tarde, des moyens plus païens, comme les sites de rencontre, peuvent aider. Or, avec leurs « matchs » et leurs « likes », ces sites refroidissent souvent les catholiques pratiquants pour lesquels la foi n’est pas un loisir, mais une valeur essentielle. C’est en pensant à eux qu’un prêtre lyonnais a créé Navis Fidelis.

Des célibataires réfractaires aux sites traditionnels

« L’abbé Spriet, prêtre du diocèse de Lyon à la paroisse Saint Georges, connaît beaucoup de gens qui vivent un célibat non choisi et qui, passé un certain âge, commencent à désespérer de fonder une famille », explique Rémi Pellerin, cofondateur du site. « Il a d’abord eu l’idée de créer un groupe de rencontres au sein de la paroisse, le groupe Saint-Raphaël. » Une centaine de personnes s’était présentée, ce qui prouvait une véritable demande. Mais bien plus n’ont pas osé venir, refroidis par la nature de l’événement. L’abbé Spriet a donc voulu « créer un site Internet où les rencontres se feraient autour d’événements, dans la vraie vie, au lieu d’un tchat en ligne ».

Navis Fidelis se distingue aussi par ses conditions d’inscription : avoir au minimum 26 ans et être parrainé par un membre du clergé. « C’est un site un peu communautaire », reconnaît Rémi Pellerin, « car il est important de partager des valeurs fondamentales communes pour pouvoir construire quelque chose ». Pourquoi 26 ans ? Parce que le site « s’adresse aux gens entrés dans la vie active. A 18 ans, on a tout le temps de faire des rencontres, à la fac, en sortant… C’est plutôt quand on sort du cercle des études qu’il est plus difficile de faire des rencontres », remarque le cofondateur.

La garantie d’être véritablement pratiquant

Le parrainage est une autre particularité qui distingue Navis Fidelis des autres sites de rencontre catholiques : « Beaucoup de gens se disent catholiques parce qu’ils ont été baptisés, mais ils ne sont pas forcément pratiquants, ou pas d’accord avec certains principes fondamentaux de la religion », précise Rémi Pellerin. « Ça peut poser un problème si vous allez à la messe tous les dimanches, si vous voulez vivre vos fiançailles dans la chasteté, avoir un certain nombre d’enfants… et que vous rencontrez quelqu’un de très éloigné de ça. » Pour éviter les malentendus, le site a donc mis en place un système de parrainage par un référent ecclésial, garant de piété.

En dépit ou grâce à ces contraintes, le succès du site, lancé le 2 février, a dépassé les espérances de ses fondateurs. « On espérait 300 inscrits le premier mois, on en est aujourd’hui à 600, et on atteindra rapidement les 1.000 », se réjouit Rémi Pellerin, tout en précisant que « ce n’est pas limité à la région lyonnaise, ça prend dans toute la France ! » Pas de chiffres, bien sûr, pour mesurer les unions contractées grâce au site. « Navis Fidelis permet aussi aux gens de se faire des amis, qui vont leur présenter d’autres amis, pour au final trouver quelqu’un… » Même chez les catholiques connectés, en matière de cœur, c’est toujours la providence qui décide.

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