Féminisme : Un « train de l’égalité » va sensibiliser les voyageurs, première escale à Nantes

DISCRIMINATIONS Une exposition itinérante sur l'égalité hommes-femmes doit parcourir la France pendant dix jours

20 Minutes avec AFP
Lors d'une manifestation féministe, le 21 novembre 2021 à Toulouse (illustration)
Lors d'une manifestation féministe, le 21 novembre 2021 à Toulouse (illustration) — Valentine CHAPUIS / AFP
  • Des associations féministes inaugurent ce week-end leur « train de l’égalité », qui va parcourir la France.
  • Les visiteurs seront sensibilisés aux inégalités entre les hommes et les femmes, via diverses thématiques telles que l'endométriose, le harcèlement, ou les différences de salaires.

Harcèlement sexuel, discriminations, violences conjugales… Une exposition itinérante, inaugurée samedi dans un train stationné à Paris, doit parcourir la France pendant dix jours afin de sensibiliser des milliers de personnes à l'égalité entre les sexes. Ce dimanche, ce train particulier fait escale en gare de Nantes, avant des étapes à Bordeaux, Toulouse, Marseille, Grenoble, Lyon, Strasbourg, Lille et Paris, d’ici au 7 mars.

Dans chaque ville, des associations locales animeront les espaces pédagogiques et proposeront des conférences. Les visiteurs pourront ainsi se former à la manière de réagir au harcèlement de rue, ou s’informer sur l'endométriose, le revenge-porn ou les inégalités salariales.

« Donner des outils pour agir »

L’exposition pourrait être vue par quelque 10.000 personnes, dont de nombreux voyageurs qu’il s’agit d’attirer « entre deux trains », a indiqué Anne-Cécile Mailfert, la présidente de la Fondation des femmes qui a mis sur pied cette « opération de sensibilisation et de pédagogie », en collaboration avec des associations comme le Planning familial ou la Fédération nationale solidarité femmes (qui gère le numéro d’appel 3919 contre les violences conjugales). Les matinées seront réservées à des classes de lycéens et de collégiens, car il est important de « détricoter très tôt les représentations et clichés qui mènent aux violences et aux discriminations », a souligné Anne-Cécile Mailfert.

L’enjeu est aussi de « donner des outils pour agir : comment réagir si je suis moins bien payée que mon collègue masculin, ou si j’ai l’impression que ce que je vis dans mon couple n’est pas normal et relève de violences conjugales », a-t-elle résumé. A chaque étape, les associations féministes mettront en avant leur «pacte d'urgence pour l’égalité », une série de dix mesures qu’elles soumettent aux candidats à la présidentielle. Parmi leurs propositions : un budget d’un milliard d’euros par an pour lutter contre les violences conjugales, l’organisation d’un « Grenelle de l’égalité salariale », ou encore l’amélioration de l’accès à l’avortement.