Clermont-Ferrand : Une équipe de football pour amputés, le nouveau défi de Maxime, 29 ans

HANDICAP Amputé de la jambe droite alors qu'il n'avait que 10 ans, Maxime, un habitant de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), rêve de bâtir une équipe de football

20 Minutes avec agences
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Malgré son handicap, le jeune homme amputé d’une jambe, ne veut pas se contenter de regarder les matchs dans son canapé.
Malgré son handicap, le jeune homme amputé d’une jambe, ne veut pas se contenter de regarder les matchs dans son canapé. — Maxime Ranglaret

« Les matchs se déroulent en deux mi-temps de vingt-cinq minutes. Le terrain mesure 60 mètres par 40 mètres, les buts font cinq mètres par 2,20 m. Les joueurs de champ, au nombre de six, sont amputés au niveau d’une jambe, le gardien au niveau d’un membre supérieur ».

Contacté par 20 Minutes, Maxime Ranglaret, 29 ans, ne « lâche rien ». Amputé de la jambe droite alors qu’il n’avait que 10 ans, après « un cancer des os », cet habitant de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) est un « footeux », un vrai. Et il souhaite créer en Auvergne une équipe pour amputés. Méconnue aux yeux du grand public, la discipline (pas reconnue par la fédération de handisport) peine à se développer dans l’Hexagone, alors que certains pays la pratiquent de manière professionnelle depuis un bail.

Le jeune homme - par ailleurs entraîneur « de petits valides, les U10 et U11 au sein de l’association sportive des écureuils de Franc Rosier » - multiplie les appels dans les médias locaux, sur France 3 ou encore La Montagne, pour « monter un collectif » et réaliser son rêve.



Interdiction de toucher le ballon avec les béquilles

Ce supporter de l’ OM joue au ballon rond depuis l’âge de 6 ans et veut simplement « pratiquer son sport, retrouver les sensations » que cela lui procure, « et se sentir moins différent dans la société ». « On ne cherche pas que des garçons. On veut créer une équipe à vocation mixte. La seule contrainte que l’on impose est que la personne soit amputée de la jambe ou du bras. On a arrêté une tranche d’âge de 20 à 45 ans », détaille-t-il dans sa recherche de coéquipiers.

Et dans la pratique ? « On est en appui constant sur la jambe, sur les poignets et les épaules. C’est le haut du corps qui travaille », explique-t-il sur France 3. Interdiction de toucher le ballon avec les béquilles ou même le moignon de la jambe amputée. C’est considéré comme de l’antijeu, précise l’entraîneur, bien déterminé, lui, à jouer à son sport préféré.