Toulouse : Pourquoi des détonations risquent de retentir le jeudi dans un village du sud de la Ville rose

DERNIERES CARTOUCHES La dépollution d’un ancien site de stockage de munitions et d’explosifs entre dans sa phase opérationnelle au Fauga, un bourg situé au sud-ouest de Toulouse. Avec animation pyrotechnique le jeudi

Hélène Menal
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Une opération de dépollution d'un site de la Deuxième Guerre mondiale. Illustration.
Une opération de dépollution d'un site de la Deuxième Guerre mondiale. Illustration. — Fred.Scheiber

Un dossier explosif qui tire à sa fin. La préfecture de Haute-Garonne annonce que la dépollution de l’ancien terrain militaire du Fauga, une commune de 2.000 âmes située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de Toulouse, entre dans une nouvelle phase, plus opérationnelle et spectaculaire.

Ce site de 50 hectares a servi pendant la Seconde Guerre mondiale de zone de stockages d’explosifs et de munitions pour les armées française puis allemande, avant d’être saboté lors de la retraite des troupes d’occupation. Il a été revendu par l’armée en 1993 à Eiffage pour un projet de lotissement immobilier. Mais en 2005, avant le démarrage des travaux, il s’est avéré tellement garni en bombes et munitions que le dossier a périclité. Après 15 ans de bataille juridique, l’Etat a été définitivement condamné en juillet 2020 à dépolluer l’ancien terrain militaire à ses frais.

Après la bataille, une centrale solaire

Si le débroussaillage a commencé dès l’été 2021, l’heure est maintenant à recherche des explosifs, en surface et en profondeur. Et, à compter de la mi-mars, « les jeudis après-midi de 14 heures à 16 heures », les munitions de petit calibre découvertes seront détruites à même le site, dans une zone spécialement aménagée à cet effet. « Aucune évacuation de population n’est requise », rassure toutefois la préfecture.

Le Fauga, dans la Haute-Garonne.
Le Fauga, dans la Haute-Garonne. - Maps4News

En revanche si des munitions de « plus grande capacité » étaient trouvées et leur transfert était impossible, alors « une évacuation de population pourrait être nécessaire », avec information aux habitants bien en amont.

Les opérations de déminage doivent s’achever en juin 2024, pour laisser la place à une plus paisible centrale photovoltaïque.