Coronavirus à Nice : Les enfants sont « contents » et les parents « soulagés » de cette rentrée sans aux restrictions allégées

PROTOCOLE Comme annoncé il y a dix jours, le protocole sanitaire dans les écoles est passé du niveau 3 au niveau 2. À Nice, qui fait partie de la zone B, la première à faire sa rentrée, les enfants (et parents) ont livré leurs impressions

Elise Martin
Une cour de récréation à Nice, en février 2022 (Illustration)
Une cour de récréation à Nice, en février 2022 (Illustration) — Syspeo / Sipa
  • Depuis lundi, les restrictions sanitaires ont été allégées dans les écoles maternelles et élémentaires.
  • Les enfants peuvent désormais enlever leur masque pendant la récréation, l’attestation sur l’honneur des familles est finie et d’ici la semaine prochaine, les règles pour les tests seront également assouplies.
  • 20 Minutes est allé voir ce que pensaient les enfants et les parents de ce nouveau protocole.

« Ah bah enfin ! » s’est exclamé Nathanël, 7 ans, quand on lui a dit qu’il pouvait enlever le masque pendant les récréations. Depuis lundi, et le retour des vacances d’hiver de la zone B, dont l’académie de Nice fait partie, le protocole sanitaire est passé du niveau 3 au niveau 2 pour les écoles maternelles et élémentaires. « Je ne connais même pas vraiment le visage de ma professeure et de mes camarades, se plaint l’élève de CP. Ça embête tous les enfants. Ça nous fait transpirer, ça fait mal au nez. A chaque récrée, on le baissait parfois pour respirer un peu. J’ai hâte de pouvoir l’enlever complètement ! »

Giovanni, lui, a « toujours fait comme il voulait au sujet du masque ». « Ce n’était pas un problème pour le porter, il a été très sensibilisé parce qu’on était en Italie au moment où le coronavirus est apparu, explique sa mère Valérie, franco-italienne. Il le portait même davantage que les autres. Mais ça vient de lui. Ça le rassure. Par contre, ce sont les autotests qu’il ne supporte plus ! »

User de stratégies pour faire les autotests

D’ici la semaine prochaine, les règles seront aussi assouplies concernant ces dépistages. Pour les élèves cas contact, seul un test au bout de deux jours sera nécessaire au lieu de trois actuellement. Valérie poursuit : « C’est un vrai soulagement ! On était obligé d’user de stratagèmes pour qu’il accepte de se faire tester. »

Pareil chez Sylvia. Ses enfants « pleurent » à l’approche de la tige en criant que « ça fait trop mal ». Elle est alors très satisfaite que l’attestation sur l’honneur soit finie avec le passage du protocole niveau 2 même si « honnêtement, au bout d’un mois, on a menti ». Elle comprend les règles mais souffle : « C’est pénible. Je peux déjà voir la différence entre mon fils au CP et ma fille en CE2 au niveau de l’apprentissage. L’institutrice a prévenu les parents : elle n’a jamais eu une classe aussi en retard. »

La fin des masques d’ici la fin de l’année ?

La Niçoise n’espère qu’une chose : la fin des masques à l’intérieur. « Ça a un impact sur la scolarité, sur l’apprentissage, notamment pour les articulations, surtout quand on est en CP et qu’on apprend à lire et écrire. ». Valérie souligne : « En tout, nos enfants qui sont en CP ont déjà vécu un tiers de leur vie en portant un masque. On se demande ce que ça va donner dans le futur. »

Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé le 13 février que « les élèves ne pourront pas enlever le masque en classe avant le printemps » mais « très vraisemblablement d’ici à la fin de l’année scolaire ». Toujours sous réserve de l’évolution de la crise sanitaire.