Grippe aviaire : Le SOS d’un éleveur de Seine-Maritime après l’abattage de ses volailles

VIRUS Après l'abattage de ses 500 volailles touchées par la grippe aviaire, un éleveur de Seine-Maritime a lancé une cagnotte solidaire

20 Minutes avec agences
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Le ministre de l'Agriculture veut mettre en place la vaccination pour lutter contre la grippe aviaire
Le ministre de l'Agriculture veut mettre en place la vaccination pour lutter contre la grippe aviaire — Tristan Reynaud/SIPA

« Je n’ai plus rien qui rentre, à part la vente de quelques pots de rillettes ». Samuel Thévenet, éleveur de volailles à La Beillère, un village de moins de 100 habitants à côté de Forges-les-Eaux ( Seine-Maritime), lance un appel au secours, relayé par Paris Normandie. L’élevage de l’aviculteur a été touché par l’ épidémie de grippe aviaire. Son cheptel de plus de 500 volailles a été euthanasié.

Deux autres cas d’influenza aviaire hautement pathogène H5N1 ont été confirmés depuis le début de l’année dans le département, indique la préfecture : dans une basse-cour de Grainville-La-Teinturière entre Fécamp et Saint-Valery-en-Caux et à Rouvray-Catillon, près de Forges-les-Eaux également. « Au total, selon la préfecture, entre 900 et 1.000 volailles ont été abattues par les services de l' Etat dans le département », indique France Bleu.

Samuel Thévenet, 46 ans, appelle à la générosité et a lancé une cagnotte solidaire pour tenter de reprendre son activité. Fin janvier, il avait constaté une mortalité anormale parmi ses oies, raconte-t-il à Paris Normandie. Les autopsies menées par la suite ont confirmé la présence du virus.

« 20 à 25 personnes en tenue de cosmonaute »

Et la suite a été « un crève-cœur », explique-t-il, notamment parce qu’il a facilité la tâche des services vétérinaires – « 20 à 25 personnes en tenue de cosmonaute » – en appâtant ses canards avant qu’ils ne soient tués.

Le professionnel, qui élève des volailles anciennes et locales – « des poules de Gournay, des oies normandes et des canards de Duclair, des races régionales qui font aujourd’hui l’objet d’un plan de sauvegarde du Conservatoire des races normandes et du Maine », explique France 3 Normandie – sera indemnisé, mais il « ne sait pas quand, ni combien il percevra ».

En attendant, l’inquiétude se propage chez les éleveurs. Les volailles doivent être gardées en intérieur ou dans un endroit protégé par un filet pour empêcher tout contact avec un oiseau sauvage, rappelle avec insistance la préfecture. Selon France Bleu, 300 élevages de volailles sont recensés dans le département.