Ile-de-France : Gabriel Attal dénonce « une forme de grève réflexe » à la RATP et la SNCF

TRANSPORTS Il a déploré le timing de la grève, au moment où les Français « aspirent à partir en vacances » et peuvent « retourner sur leur lieu de travail »

20 Minutes avec AFP
Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.
Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. — HARSIN ISABELLE/SIPA

Ce vendredi, la capitale est bloquée par une grève des transports publics. De très nombreux métros sont à l’arrêt, une situation que n’apprécie pas le porte-parole du gouvernement  Gabriel Attal. Il a critiqué « une forme de grève réflexe » à la  RATP  et la  SNCF  au moment des vacances scolaires, alors que ce vendredi s’annonce cauchemardesque dans les transports parisiens en raison d’un appel à la mobilisation pour les salaires.


« J’avoue que je ne comprends pas ces grèves (….), il y a une forme de grève réflexe que, moi, je ne comprends pas », a-t-il insisté sur BFMTV et RMC, rappelant que « ça a déjà été le cas en décembre au moment des vacances avec une grève d’une partie de la SNCF ».

Une grève et des vacances

Il a déploré le timing de la grève de vendredi à la RATP, au moment où les Français « aspirent à partir en vacances » et peuvent « retourner sur leur lieu de travail » après  deux ans de pandémie.

Aux grévistes qui disent ne pas être entendus par la direction sur les salaires, Gabriel Attal a fait valoir qu'« il y a un dialogue social » et que « des choses ont été mises sur la table par la SNCF et la RATP », avec « des mesures fortes pour les salaires ».

Augmentation des salaires et primes

Il a fait valoir qu'« une augmentation des salaires en moyenne de 2,7 % (en 2022 comme proposé par la direction de la RATP), c’est supérieur à ce que constatent beaucoup des Français » sur leurs fiches de paie, et qu'« une partie importante des salariés auront une augmentation supérieure à ça, parce qu’ils ont de l’ancienneté ou des fonctions plus exposées ».

Mais selon les syndicats, la direction générale de l’entreprise publique a proposé pour l’année en cours une augmentation de 0,4 % « à saupoudrer en diverses mesures sociales ». Gabriel Attal a en outre rappelé que pendant l’épidémie de Covid, des primes ont été versées, « entre 300 et 600 euros à la SNCF » et « 1.000 euros pour la RATP ».

« Continuer à discuter »

« Il faut donner sa chance au dialogue, continuer à discuter plutôt qu’impacter les Français qui souhaitent pouvoir vivre le plus normalement possible, encore plus après les deux ans qu’on vient de vivre », a encore exhorté Gabriel Attal.

Six lignes de métro étaient complètement fermées vendredi matin, deux qui devaient l’être étant finalement partiellement ouvertes, le trafic assuré seulement aux heures de pointe sur quatre autres, et réduit sur les parties RATP des RER A et B.