La FDJ commence à sanctionner les buralistes qui vendent illégalement aux mineurs

CONTROLE Alors que la loi interdit la vente de jeux d’argent aux mineurs, 35 % des jeunes entre 15 et 17 ans ont joué au moins une fois à des jeux d’argent

20 Minutes avec AFP
— 
35% des jeunes de 15 à 17 ans ont déjà joué au moins une fois à des jeux d'argent, alors qu'ils n'ont pas le droit d'en acheter.
35% des jeunes de 15 à 17 ans ont déjà joué au moins une fois à des jeux d'argent, alors qu'ils n'ont pas le droit d'en acheter. — SYSPEO/SIPA

La fin d’un fléau chez les adolescents ? Alors que la loi interdit la vente de jeux d’argent aux mineurs, 35 % des jeunes entre 15 et 17 ans ont joué au moins une fois à des jeux d’argent, selon une étude de l’association Sedap menée en 2021, citée par l’Autorité nationale des jeux (ANJ). La  Française des Jeux, privatisée en 2019, va donc amplifier ses contrôles chez ses quelque 30.000 détaillants et, pour la première fois, « sanctionner » ceux « pris en flagrant délit » de vente de jeux d’argent et de hasard aux mineurs, a annoncé sa patronne mercredi.

« Cette loi n’est hélas pas encore appliquée dans nos points de vente. Elle n’est pas non plus, d’après ce que je sais, appliquée en ligne », a commenté Stéphane Pallez. Cette année « nous allons monter d’un cran et prendre des sanctions financières » vis-à-vis des bureaux de tabac ou points presse, détaillants agréés FDJ, qui enfreindraient la loi, a déclaré mercredi la PDG. Ces sanctions consistent en une suspension d’agrément, « ce qui veut dire suspendre leur chiffre d’affaires, suspendre leurs commissions, pendant une période qui peut être de plus en plus importante », a-t-elle précisé en présentant les résultats annuels de la FDJ.

Sept détaillants se sont déjà vu notifier une suspension de « quinze jours, significative sur le plan financier », a indiqué Stéphane Pallez, assurant : « C’est une première, destinée à montrer que nous irons plus loin et que nous sommes décidés à être extrêmement vigilants sur ce sujet. » Quelque 2.000 contrôles doivent être faits cette année – deux fois plus qu’auparavant, dans des points de vente « ciblés », « soit déjà identifiés comme posant problème, soit situés dans des zones sensibles, proches d’établissements scolaires ou fréquentés par des jeunes », a précisé la patronne de la FDJ. La société prévoit aussi de consacrer cette année 10 % de ses achats publicitaires à la « lutte contre le jeu des mineurs et le jeu excessif », soit une hausse de 50 %.