Affiches, QR code et policiers formés... La lutte contre le GHB, la « drogue du violeur », dans les boîtes de nuit s'organise

DROGUE L’usage de cette drogue constitue désormais une circonstance aggravante en matière de viol et d’agressions sexuelles

C.Poh avec AFP
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Ces derniers mois, les témoignages de victimes droguées au GHB à leur insu se multiplient.
Ces derniers mois, les témoignages de victimes droguées au GHB à leur insu se multiplient. — kaicho20 / Pixabay

On la surnomme la « drogue du violeur ». Le gouvernement a lancé ce mardi une campagne de sensibilisation contre le GHB à travers des affiches et des dépliants, diffusés dans les boîtes de nuit, à destination des professionnels et des victimes. « Drogué(e) malgré toi », dit l’une de ces affiches, lettres blanches sur fond orange, qui seront distribuées dans les discothèques et bars de nuit partenaires de l’Union des métiers et industries de l’hôtellerie (Umih).

Les posters mentionnent la possibilité pour les victimes d’échanges « individualisés » et anonymisés « avec un gendarme ou un policier spécialement formé ». Un QR code permet en effet, une fois scanné, d’accéder à un tchat en ligne gratuit et ouvert 24h/24 et 7j/7.

Des policiers spécialement formés

Trente-deux policiers et 33 gendarmes spécialement formés sont « exclusivement dédiés à la plateforme » arretonslesviolences.gouv.fr, indique le ministère. Ils sont basés respectivement à Guyancourt (Yvelines) et Rennes.

« L’usage de la drogue du violeur constitue désormais une circonstance aggravante en matière de viol et d’agressions sexuelles », souligne le ministère dans un communiqué. Et de rappeler que pour un viol commis dans cette circonstance, la peine a été portée à vingt ans de réclusion criminelle.

Cette campagne s’inscrit dans celle plus large de lutte contre les violences sexistes et sexuelles.