CPF : Des influenceurs proposent des ordinateurs à bas prix contre une inscription à une formation

DEMARCHAGE Certains influenceurs présents sur TikTok partagent une offre qui permet d'obtenir un ordinateur à seulement à 39 euros, contre une inscription à une formation via le CPF

20 Minutes avec agence
Illustration du compte personnel de formation (CPF).
Illustration du compte personnel de formation (CPF). — Tristan Reynaud/DICOM/SIPA

Ces derniers mois, certains influenceurs présents sur TikTok, Instagram ou encore Facebook partagent une offre qui peut sembler alléchante : obtenir un ordinateur à seulement 39 ou 99 euros grâce à son  compte personnel de formation (CPF).

Mais les personnes qui vantent ces « bons plans » ne parlent jamais des formations en elles-mêmes, ni même des centres ou encore des certifications que cela peut apporter, explique Le Parisien, samedi. Ainsi, la formation ne serait presque qu’un prétexte pour réaliser l’achat d’un ordinateur.

Une pratique considérée comme illégale

Après avoir trouvé de potentiels clients, ces influenceurs leur demandent le montant disponible sur le CPF. En fonction de la somme, ils adaptent l’offre. Ils proposent par exemple de suivre une formation à distance sur du traitement de texte avec Word, des tableurs Excel ou encore du marketing digital grâce au solde du CPF. Et en bonus, les personnes contactées auront droit à un ordinateur en cadeau.

Problème : ce type de pratique est considéré comme illégal. « Quand on propose une formation à 1.000 euros et qu’on associe un ordinateur à 39 euros, ce qu’on commet, c’est un délit. Même le terme de démarchage agressif ne s’applique plus », a expliqué auprès de nos confrères Michel Yahiel, directeur des politiques sociales à la Caisse des dépôts, l’organisme en charge de la plateforme Mon Compte Formation.

Du côté du ministère du Travail, l’idée est de renforcer les actions de lutte contre la fraude dans ce domaine. Dans le même temps, une proposition de loi interdisant le démarchage abusif vient d’être déposée par des députés LREM. Attendue depuis juin 2021, cette proposition ne risque de pouvoir être étudiée qu’à partir de l’été 2022.