Saint-Valentin : « Amour non censuré », une agence matrimoniale pour les personnes LGBT en Charente

DU LOVE Pauline Faity, 27 ans, a lancé son agence à Angoulême, le 24 janvier 2022

Elsa Provenzano
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Des militants LGBT manifestent à Rome le 5 mars 2016
Des militants LGBT manifestent à Rome le 5 mars 2016 — TIZIANA FABI AFP
  • Ce lundi, c’est la Saint-Valentin. A cette occasion, 20 Minutes vous propose une série d’articles sur l’amour en 2022. De celui qui pue l’arnaque sur Tinder à celui qui est pourri par le téléphone portable, en passant par celui qui se dit avec des fleurs façon « Uber ».
  • A Angoulême, Pauline Faity a lancé une agence matrimoniale réservée aux personnes LGBT qui cherchent des relations sérieuses, loin des sites de rencontres.
  • « Amour non censuré » leur propose un contrat sur-mesure pour rencontrer l’âme sœur, en misant sur le match des personnalités.

« Aborder les gens dans un bar c’est difficile, alors quand on est hétéro bon, on peut peut-être avoir un peu plus de courage mais quand on est une personne LGBT, il faut être sûr que la personne en face n’est pas hétéro, c’est encore un peu plus compliqué », estime Pauline Faity, 27 ans.

La jeune femme, auparavant aide-soignante, a voulu se reconvertir professionnellement. « A la base, je voulais devenir conseillère matrimoniale dans une agence lambda mais en parlant avec des amis orientés LGBT, ils m’ont dit que ce type d’agence n’existait pas pour eux et je me suis dit : tant qu’à faire les choses autant les faire bien ». Le 24 janvier elle a lancé « Amour non censuré » à  Angoulême, en Charente.  Cette agence matrimoniale est réservée aux personnes LGBT, « c’est la première en France de ce type », assure la jeune femme.

Faire « matcher les personnalités »

Loin des applis de rencontre en vogue, où l’on trouve davantage « des personnes intéressées pour un plan d’un soir », Pauline Faity revendique le côté sérieux de l’agence matrimoniale. « Le but c’est de finir sur un mariage ou une belle union, explicite-t-elle. Le mariage pour tous est légal même s’il n’est pas accepté par tous. » Pour trouver la perle rare qui les comblera pour la vie, Pauline Faity compte faire « matcher les personnalités avant de faire matcher les physiques ». Elle propose aux candidats de remplir des questionnaires détaillés sur eux et sur ce qu’ils attendent de leur futur partenaire. « Ils ont plus de chance que je leur trouve quelqu’un qui leur correspond que sur les applis de rencontre où ils se fient d’abord à un visage », assure-t-elle.

Le premier rendez-vous est gratuit et sans engagement, il est fixé dans un espace de coworking. Si la personne est intéressée à l’issue de ce premier contact elle peut s’inscrire (80 euros) et un contrat sur-mesure et ensuite crée à raison de 19,99 euros par mois, sans engagement. Un débriefing a lieu après le premier rendez-vous. « Par exemple, s’il recherchait quelqu’un de bavard qui s’est avéré parler vraiment trop, ce qui l’a mis mal à l’aise, il faut que le prochain rendez-vous se passe autrement », détaille la jeune femme. Le contrat peut être interrompu à tout moment. « Si on trouve l’amour en mangeant chez son voisin, on peut arrêter à ce moment-là », lance-t-elle. Son premier conseil : ne fermer aucune porte pour se donner le plus de chances possibles.