« Convoi de la liberté » : Des véhicules en route vers Strasbourg interdits par la préfecture

CONTESTATION Des manifestants du « convoi de la liberté » auraient pris la route en direction de Strasbourg pour rencontrer des députés européens qui siègent cette semaine

Gilles Varela
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Illustration. Le convoi de la liberté à Paris le 12 février 2022.
Illustration. Le convoi de la liberté à Paris le 12 février 2022. — SAMEER AL-DOUMY / AFP

Interdits de pénétrer avec leurs véhicules dans Bruxelles, (30 véhicules ont été interceptés ce matin en Belgique), certains «   convois de la liberté » auraient pris la route de Strasbourg. Avec une certaine logique puisque actuellement c’est là que tout se passe avec la session du  Parlement européen qui se tient dans la capitale alsacienne.

Des consignes de fermeté

Problème, la préfecture du Bas-Rhin vient de prendre un arrêté interdisant « cette manifestation non déclarée ». Dans un communiqué, la préfète Josiane Chevalier vient d’indiquer que « plusieurs convois routiers semblent s’être formés pour rejoindre Strasbourg. » L’objectif « affiché » serait bien de « rejoindre les institutions européennes et de fait entraver la circulation routière dans les rues de Strasbourg. » L’arrêté pris par la préfète court jusqu’à jeudi soir, date de la fin de la session du Parlement européen dans la capitale alsacienne.

Un dispositif spécifique sur les axes routiers a donc été mis en place par la préfecture et des consignes de fermeté ont été données aux forces de l’ordre. Elle rappelle que toute entrave est « passible de deux ans d’emprisonnement, de 4.500 euros d’amende, de l’immobilisation du véhicule ou de sa mise en fourrière et de pertes de points. Quant à l’organisateur, il est passible d’une amende de 7.500 euros et de six mois de prison et les participants encourent une contravention de quatrième classe. »