De moins en moins de filles « dans tous les parcours de maths »

EDUCATION Jean-Michel Blanquer a affirmé ce dimanche qu’il faudrait « probablement » ajouter des mathématiques dans le tronc commun de la classe de 1re et de terminale

20 Minutes avec AFP
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Une lycéenne qui travaille à distance (illustration).
Une lycéenne qui travaille à distance (illustration). — Pixabay

Il y aurait de moins en moins de filles « dans tous les parcours de maths ». C’est en tout cas ce qu’a affirmé Mélanie Guenais, enseignante-chercheuse à l’université Paris Saclay et vice-présidente de la Société mathématique de France, dans un entretien sur franceinfo.

Même s’il est « trop tôt » pour « faire un premier bilan » de cette réforme dans l’enseignement supérieur, elle constate au niveau du lycée, « une baisse très importante de la formation en mathématiques en classe de 1re et de terminale ».

« C’est près d’un élève sur deux qui ne fait plus de maths en terminale, contre 85 % qui en faisaient avant la réforme », a affirmé Mélanie Guenais. Selon elle, « l’exigence accrue des programmes » qui sont « plus denses » permet « peut-être » aussi d’expliquer « pourquoi il y a une autocensure de certaines filles et des milieux défavorisés ». « Cela accentue cette vision élitiste de la discipline », a-t-elle conclu.

Jean-Michel Blanquer a justement affirmé ce dimanche  qu’il faudrait « probablement » ajouter des mathématiques dans le tronc commun de la classe de 1re et terminale, pour que « l’ensemble des élèves » aient davantage de « culture mathématique ».