Lycée : Jean-Michel Blanquer veut remettre des mathématiques dans l’enseignement commun

DEMI-TOUR Les enseignants s’alarment de la baisse du nombre de jeunes de Première et de Terminale qui suivent cette matière, en particulier chez les filles

20 Minutes avec AFP
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Jean-Michel Blanquer devant l'Elysée, le 2 février 2022
Jean-Michel Blanquer devant l'Elysée, le 2 février 2022 — CELINE BREGAND/SIPA

Les mathématiques sont devenues une spécialité facultative au lycée depuis la réforme Blanquer. Au vu des résultats mitigés de ce changement, le ministre éponyme a annoncé son intention de rétropédaler ce dimanche.

Jean-Michel Blanquer ​ a affirmé qu’il faudrait « probablement » ajouter des mathématiques dans le tronc commun de la classe de Première et Terminale, pour que « l’ensemble des élèves » aient  davantage de « culture mathématique ».

De moins en moins de filles en maths

Le ministre de l’Education nationale était interpellé, sur CNews, sur le fait que les enseignants  s’alarment de la baisse du nombre de jeunes de Première et de Terminale qui suivent cette matière, en particulier chez les filles.

Depuis la réforme du lycée, qui a mis fin en 2019 aux traditionnelles séries (L, ES et S), les maths sont enseignées sous forme de spécialité, en dehors du tronc commun. Elles ne sont plus obligatoires à partir de la Première, et peuvent être suivies comme spécialité (qui sont au nombre de trois en Première, deux en Terminale) ou avec l’option « mathématiques complémentaires » en Terminale.

Un ministre « ouvert aux propositions »

« Je ne dis pas que c’est un faux problème. C’est un sujet sérieux, et je suis très ouvert aux propositions pour améliorer », a déclaré Jean-Michel Blanquer. « On a mis dans le tronc commun de Première et de Terminale un enseignement scientifique de deux heures » hebdomadaires. « Il faut probablement le faire évoluer pour qu’il y ait plus de mathématiques en son sein, pour la culture mathématique de l’ensemble des élèves », a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs invité « à comparer le programme de mathématiques de (l’ancienne) Terminale S et celui d’aujourd’hui (pour un élève ayant pris la spécialité). Il est beaucoup plus exigeant, certains s’en plaignent d’ailleurs », selon lui.